Sous le pseudonyme dé Jules Delair
646 L'ARIÈGK, IVe PARTIE (suite et fin), CHAP. X.
Un autre mort, plein de vie quand nous commencions à écrire ce paragraphe, allait se joindre aux précédents (juin 1880); nous voulons dire Ernest Joffrès{, frère d'Hippolyte Jofïrès, avocat et journaliste comme lui. Ernest .Joffrès qui fonda, le premier, un journal républicain en Ariège, à la chute de l'Empire, avait lancé, en 1808, dans le Journal de Toulouse, un manifeste sur la liberté et la sincérité des élections, dont l'accent de probité éloquente était écrasant pour l'agiotage électoral2.
Toutefois, après avoir été mêlé aux travaux de la presse, Ernest Joffrès , depuis plus de dix ans, s'était exclusivement adonné à sa profession d'avocat 3. Les hommes ont rendu un peu justice à ses mérites. Mais que peuvent les hommes? Leur justice est bien boiteuse !
IX. — Gomme les journalistes ont toujours joué un rôle dans les événements politiques en France dans notre dixneuvième siècle, en 1830, en 1848, en 18704, on ne s'étonnera pas de voir Victor Pilhes classé parmi les hommes de presse, bien que cet Ariégeois, nommé représentant de l' Ariège après 1848, ait plus agi, dans sa vie, qu'il n'a écrit. Il disparaissait en 1882, en laissant une grande place aux regrets des démocrates, car on ne peut mécon-