‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 435 sur 498 · PETITE FRANCE DU CHILI · texte numérisé non relu

PETITE FRANCE DU CHILI

A peine l'alarme sonnée, 992 piastres tombaient dans la caisse du trésorier du Comité, ci Santiago était en branle pour organiser une fête en faveur des mêmes victimes. Preuve de générosité plus particulièrement éloquente que bien d'autres, si l'on tient compte de ce fait qu'en ce temps, la colonie française ne sait plus à quelle sollicitation répondre.

Français de Valparaiso et de Santiago, l'enthousiasme avec lequel vous avez accueilli notre appel comptera dans vos annales comme une manifestation spontanée et éclatante de votre sympathie pour la mère patrie, de votre pitié toujours prête à s'émouvoir lorsqu'il y a une bonne œuvre à faire, une injustice du sort à réparer.

Français du nord et du sud, n'oubliez pas que, de toutes les calamités publiques, le choléra est certainement la plus terrihle, parce que c'est la plus imprévue, celle qui frappe le plus aveuglément, celle dont la durée et la marche sont les plus incertaines, celle qui courbe le plus impitoyablement sous son niveau égalitaire tous les hommes, sans distinction d'Age ni de rang; c'est aussi celle dont les ruines sont les plus longues, à relever et dont les plaies sont les plus longues à fermer.

Encore une fois :

Pour les victimes du choléra,

S. V. P. Et. Galy.

Ce n'est pas tout : le promoteur de la souscription chilienne écrivait, en octobre 1884, à M. Waldeck-Rousseau, ministre de l'intérieur, pour lui annoncer l'envoi d'une seconde liste de souscription, d'une somme plus importante. « 11 y a ici, disait-il au ministre, une petite France qui marchera toujours avec la grande. » En effet, nos frères du Chili adressèrent au ministère de l'intérieur un nouveau secours de 3,487 francs, destiné au soulagement des victimes du choléra.

III. — Consacrons quelques pages aux rédacteurs en chef des deux journaux le Réveil de FAriège et le Conservateur de PAriège, auxquels on doit tenir compte des obstacles naturels qui se dressent devant eux, leurs feuilles ayant un rôle d'opposition et n'étant point, en général, soutenues par les bonnes grâces de certains courants d'opinion.

M. R. Ci imbus1 a montré son talent à soutenir une créa-

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