L'ARIÈGE, IV0 PARTIE (êuite et fin), CHAP. XI
l'a quitté pour suivre M. Amiel dans sa retraite. Il avait travaillé avec lui à l'aire pénétrer dans les campagnes les plus reculées de l'Ariège les idées saines du radicalisme, pour combattre des préjugés ridicules, initier les gens, qui ne voulaient pas l'être, à des conceptions libérales et humanitaires.
Modeste défenseur de la cause républicaine dans l'Ariège, il a secondé, croît-il, la vaste entreprise d'opérer toute une révolution dans un département qui ne s'appartenait pas. Et, l'on nous apprend qu'il se retire, bien disposé, avec les moyens en son pouvoir, à continuer la lutte. Il a donné, avec M. Amiel, l'impulsion première, secoué la torpeur qui s'était appesantie sur les esprits. Enfin, en quittant la rédaction de Y Avenir, il salue l'avènement, qu'il espère prochain, des idées radicales l.
XIII. — Ces chapitres, que nous avons commencés par Napoléon Gallois, seront fermés, avec quelques autres publicistes, par M. J.-B. Amiel2, doyen de la presse ariégeoise, qui, depuis plusieurs années, tient sa place dans les luttes de la politique, et dans lequel nous considérerons : 1° l'homme, 2° l'écrivain.
Imbu dès son enfance des principes démocratiques les plus avancés, la vie de M. Amiel n'a été qu'un combat continuel pour la cause républicaine. Publiciste distingué, ingénieur de talent, travailleur infatigable, son existence s'est constamment partagée entre les travaux utiles et les luttes de l'apostolat politique.
1. Voir ['Avenir de l'Ariège du 18 février 188t>. — Il était annoncé dans ce même journal qu'an mois d'avril 1886) .M. Blazy devait commencer uni' série de conférences politiques dans 1rs principales localités de l'Ariège.