‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 458 sur 498 · J Avenir du 18 février · texte numérisé non relu

J Avenir du 18 février

2. M. Firmin Rauzy, originaire de Lassur, canton des Cabannes, d'abord r,uré de Montoulieu, près V<>\\. est aujourd'hui curé d'Albiès.

L'ABBÉ FIRMIN RAUZY. 731

en général n'y est pas aisée pour ceux qui appartiennent aux rangs du clergé; le prêtre n'aura-t-il pas quelque peine à garder la modération et le sang-froid dans les luttes passionnées des journaux quotidiens, à une époque où les esprits sont si divisés, et quand le terrain politique est si brûlant? Passe pour les revues scientifiques ou littéraires, dont le ton est grave et sérieux. En sera-t-il de même des journaux quotidiens aux polémiques si aigres, si passionnantes ' ?

Les sujets que M. Rauzy a traités dans les journaux sont assez nombreux. Sans rappeler qu'il est le &eul publiciste qui ait parlé en son temps des fêtes d'inauguration de la statue monumentale de Notre-Dame d'Àx, il aborda diverses questions ariégeoises, en particulier celle sur l'espèce chevaline. On trouve dans YAriégeois où il écrivait, quelques articles de chronique et des causeries politiques. On trouve surtout une polémique sur la séparation de l'Église et de l'État, question toute d'actualité, dans laquelle M. Firmin Rauzy rencontra pour adversaire un lutteur bien armé, avec lequel il y avait du mérite à se mesurer. M. Rauzy soutenait et défendait le statu quo, les vieilles organisations, la possession, la vieille entente entre le pouvoir civil et le pouvoir religieux. Son adversaire demandait une séparation radicale; il motivait sa thèse, en disant que l'Église n'était « qu'une branche administrative de l'État, et que celui-ci avait le droit de la supprimer, si son maintien lui paraissait contraire à ses intérêts. M. Rauzy étayait son argumentation et ses ardentes répliques sur ce point de fait et de doctrine, que « l'indépendance réciproque de

1. L'abbé de Genoude dirigea, longues années, la Gazette de France. Dans le journal l'Avenir, créé par l'abbé de Lamennais vers 1830, on vif de brillants rédacteurs, l'abbé Lacordaire, l'abbé Gerbet, plus tard évèque de Perpignan.

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