Les 11, 21, 27 mai; 16, 24, 27 décembre
:j. Les 3, 7, 11, 20, 31 janvier; 5, 11, 18 février.
734 L'ARIBGE, IVe PARTIE [suite et fin), CHAI'. XI.
la question de savoir si le christianisme a fait quelque chose pour la femme (question étrange); niais ce fut l'occasion de déployer de l'érudition historique, avec une verve éloquente. Comme le contradicteur alléguait que le christianisme et le clergé se firent persécuteurs à partir de Constantin, le publiciste d'Albiès dut rappeler, d'un ton ému, que le catholicisme avait pris à sa charge toutes les protections, celles de l'esclave, de la femme, du vieillard, du pauvre, de l'enfant, de l'ouvrier. L'adversaire ayant fait l'étalage des misères et des défaillances historiques de la noblesse et du clergé, M. Rauzy demandait pourquoi l'on gardait le silence sur leurs vertus, leur loyauté, leurs munificences, leurs hauts faits.
XVIII. — Ce n'est pas tout. Non seulement l'adversaire de M. Rauzy rouvrait l'arsenal des vieilles plaidoiries contre l'ancien régime, mais il prenait à partie le christianisme lui-même, en s'appropriant les thèses latérales de l'opposition moderne, savoir : que le christianisme serait un écoulement des religions païennes, et Jésus-Christ un philosophe plagiaire ; que la morale chrétienne viendrait des morales antérieures, le clergé serait l'ennemi du peuple; les papes de l'histoire justifieraient l'opposition faite par la libre pensée. Or la logique imposait à M. Rauzy de s'engager dans ce défilé de grosses questions, malaisées à traiter dans le petit espace des journaux quotidiens; il fallait bien qu'il suivît son contradicteur, d'autant plus que le nœud de la question des rapports de l'Eglise et de L'État ne laisse pas indifférent sur le problème des destinées humaines. L'Église catholique n'affirme-t-elle pas la solution de ces énigmes, et un polémiste sérieux pouvait-il ne pas s'en préoccuper? Comment ne pas agiter le droit du christianisme à se faire entendre dans les questions de la