‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 466 sur 498 · LE PRETRE ET LE PENSEUR · texte numérisé non relu

LE PRETRE ET LE PENSEUR

L'on vante quelquefois dans certains hommes leur esprit de suite, une unité puissante qui fait de tous les âges de leur vie, de leurs convictions et de leur conduite, un merveilleux tissu de conséquence et de logique ; tel a été M. Périsse.

La solidité de la vie et la solidité des doctrines ont distingué cette existence sacerdotale. On a dit qu'il ne se sépara jamais de ses chers livres, que même au « milieu du ministère actif des fonctions pastorales, les préoccupations doctrinales ne l'abandonnaient pas, qu'il fut toujours l'apôtre des idées saines, l'homme des principes. Il possédait la science ecclésiastique puisée aux meilleures sources et la mettait cordialement au service de ses confrères, comme un de ces bassins creusés dans le roc de ses chères montagnes, offrant toujours au passant une eau pure et vivifiante. Dans un temps oùl'on n'étudiait pas le droit canon, il en avait compulsé les auteurs, sans se laisser effrayer par les gros volumes que nous ont légués de savantes générations '. »

Nous n'insisterons pas davantage sur cette vie si bien employée par un travailleur évangélique, dont les années furent d'un sérieux uni, d'une tranquillité forte, d'une foi robuste, éclairée, invincible, années ardentes sous « une enveloppe froide en apparence et impassible », et qui connurent les bonnes amitiés2. Au moment où nous apprenions sa mort, nous comparions, — nous l'avons dit, — quelques fragments de lettres élégantes, théologiques et éloquentes de l'abbé Périsse avec des pages de M. Méric,

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