La Semaine catholique de Pamiers
2. La ville de Saint-Girons fit de magnifiques funérailles à son pasteur, et M. l'abbé Em. Larue, vicaire général de Pamiers prononça son éloge funèbre, le 18 janvier 1886, dans l'église de Saint-Girons. Cet éloge fut d'une noble et sobre éloquence. L'orateur fut pathétique et émouvant, quand il fit ressortir la profonde modestie de M. Périsse, et qu'il cita une des lettres du bon archiprètre à Mgr Belaval.
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de la Sorbonne. Tous deux s'étaient demandé pourquoi, aux Ages de foi, l'esprit humain s'était tourné vers les grands problèmes delà théologie; pourquoi, aux âges de philosophie, la raison explore les problèmes délicats de l'âme, de la pensée, du libre arbitre, de l'origine et de la finalité des choses créées ; pourquoi enfin, aux âges où l'on se tourne vers la nature, tout le monde rêve de découvrir, de pénétrer, de connaître les forces cachées dans son sein, d'en surpendre les lois, afin de les diriger et d'en faire des auxiliaires. Tous deux faisaient remarquer que partout, en tout temps, l'esprit humain donnait des preuves de sa grandeur, soit en défendant scientifiquement les dogmes religieux, soit en creusant les questions fondamentales de la philosophie, soit en approfondissant les phénomènes dont se préoccupe le physicien : vapeur, électricité, lumière, chaleur, magnétisme, immensité des mondes qui peuplent l'espace. Certes, si M. Périsse avait pu donner tout son temps au journalisme, il aurait voulu nourrir ses articles de substance doctrinale, il aurait voulu, avant tout, être exact; il n'aurait pu, qu'à ces conditions, se résigner à des articles au jour le jour.
Nous terminerons ces chapitres sur les journalistes et publicistes ariégeois en nous arrêtant à deux noms de lettrés : l'un, qui a écrit pour le grand public , l'autre, qui a travaillé pour un public très restreint; l'un, qui est monté aux honneurs des illustrations agitées, l'autre, qui a conquis la gloire des mérites délicats enveloppés de réserve ; l'un, honoré dans la presse parisienne, l'autre dans la renommée de province.
Et d'abord l'homme du grand public.
Nous avons commencé par Bayle, dont la gazette se lisait dans toute l'Europe ; nous finissons par un écrivain dont une grande partie du public de Paris fait sa lecture :