‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 469 sur 498 · POURQUOI NOTRE RÉSERVE · texte numérisé non relu

POURQUOI NOTRE RÉSERVE

mitif de sa famille était bien l'Ariège1. Nous ne savons si M. Silvestre fait allusion à la petite cité de Tafascon,

dans sa pièce à Albert Delpit, intitulée Pèlerinage 2, et qui tourne dans le même ordre d'idées et d'impressions que la Tristesse cCOlympio de Victor Hugo. Notre perplexité n'est point là, elle provient uniquement de la nature des articles fournis par M. Silvestre aux journaux de Paris. La matière en est scabreuse. Non seulement l'ancienne morale, la vieille et bonne morale de nos pères aurait jeté les hauts cris, mais la morale indépendante elle-même, la morale qui admet qu'il y a une question de moeurs, la morale évolutionniste, excepté la fraction de ceux qui nient la distinction

1. « Nous nous dirigions tous deux, Armand Silvestre et moi... (ces deux ne sont qu'un seul et même personnage, c'est-à-dire, Armand Silvestre; eu- Paul Forestier, comme nous l'avons dit, est un nom de guerre, le dédoublement se faisant par fiction de rhétorique) vers Toulouse, où nous avons coutume d'aller toujours ensemble, étant L'un et l'autre de ce môme pays gascon où la Garonne roule du mensonge parmi ses cailloux sonores, et justement du même village, caché dans les hautes montagnes de rÂRlÈGE... Vaut. Forestier. » (Voir, dans le Matin du 27 décembre 1885, la chronique Paris-Noël, signée Vaut Forestier.)

Ailleurs, Armand Silvestre raconte des impressions de voyage; et, comme, à propos de statues élevées aux hommes célèbres dans nos villes, il parle de Toulouse, où l'on n'a pas encore abusé du bronze ni du marbre, il écrit ceci : « Je suis presque de Toulouse, n'ayant omis, pour en être réellement, que l'imbécile formalité d'y naître. Avec cela, que c'est malin de naître ici ou là? » (Gil Blas du 1er mai 1886, Impressions de voyage.) Lorsqu'on est de l'Ariège , on est effectivement presque de Toulouse, l'Ariège et la Haute-Garonne étant contiguës.

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