HARDIESSE DANS L'ÉLOGE
hésiter à affirmer qu'il y a de la gloire à avoir atteint de pareilles hauteurs, c'est-à-dire que notre Armand Silvestre tient une lyre glorieuse.
XXII. — Pour reprendre notre proposition, nous allons indiquer en quoi les poésies de M. Armand Silvestre donnent aux comptes rendus et à la critique un libre essor pour l'éloge ; pourquoi aussi sa prose doit nous rendre plus discret. — Un mot des œuvres poétiques et puis des oeuvres de prose.
Voici, par date, rénumération des poésies de M. A. Silvestre dont l'Ariège doit être fière ; car ces poésies sont pleines d'un vrai lyrisme et dignes d'accroître les productions du génie national.
Poésies d'Armand Silvestre, avec préface de George Sand (un volume grand in-18 ; Paris, 1879, chez Alphonse Lemerre). — Les Ailes d'or (un volume in-12; Paris, 1880, chez Charpentier). — La Chanson des Heures (un volume in-12 ; Paris, 1880-1881 , Charpentier). — Ze Pays des Roses (un volume in-12 ; Paris, 1882, Charpentier). — I^e Chemin des Etoiles (un volume in-12; Paris, 1885, Charpentier), etc.
Quant aux œuvres en prose, qui sont d'une abondance particulière ', nous remarquons une première section composée des volumes suivants : 1° Le Livre des Joyeusetés (1 volume in-12; Paris, 1884, chez Frinzine, Klein et Cie); 2° Le Dessus du Panier (in-12 ; Paris, 1885, ibid.) ; 3° Les Cas difficiles ; [id. ; Paris, 1 886, ibid.). — La nouvelle section, composée, jusqu'ici, de huit volumes, a pour titre général : la Vie pour rire. — lre série, les Farces de
1. Nous possédons les œuvres poétiques de M. Armand Silvestre. Quant à ses travaux en prose, nous avons pu en prendre rapidement connaissance dans une bibliothèque privée, mise à notre disposition.
750 L'A IM K<; j: , iv PARTIE (mt/e et fin , cil Al'. XI.
mon ami Jacques (1 vol . in- 1 2 ; Paris, clic/ Paul OUendorfî).
— 2e série, /es Malheurs du commandant Laripète (chez le même éditeur ainsi que les suivants). — 3e série, le Filleul du docteur Trousse-Cadet . — 4e série, les Mémoires d'un (la lopin. — oe série, Madame Dandin et Mademoiselle Phryné. — 6e série, les Bêtises de mon Oncle. — 7e série, les Merveilleux Récits de V amiral Lckelpudubec.
— 8e série, les Veillées de Saint- Pantaléon '.
Outre les travaux réunis en volumes, M. Armand Silvestre écrit dans les journaux et les revues. J'ai pu distinguer sa collaboration au journal le Matin pendant cinq ou six mois; tous les quinze jours, le dimanche, il donnait des chroniques, nouvelles, etc. 2, telles que Fantaisies. — Les Morts. — Première neige. — Paris-Noël. — Plaisirs d'hiver. — Millediou. — Le Temps. — Les Templiers. — En voyage, etc.
11 a fourni en 1885, au Moniteur illustré, des contes, de petites histoires, par exemple Miss Edith. — Ci-gît Jacquot. — Guillelmine. — La Poursuite, etc.
On nous a montré ses articles donnés en 1886 au Gil Blas sous les titres : Impressions de voyage. — Monsieur Nounou ou le secret de nurse Lemaires. — Très cruelle énigme. — Conte féodal. — Aristide. — Le faux Plaisant.— L Envieux puni. — L Alliance. — Marcasson- Pacha. — VHydropJiobe, etc., etc., tous articles et contes plus que hardis, très osés, où nous ne savons dire si, selon la distinction de Diderot, on se borne au nu qui n'est pas pas indécent, ou si l'on va jusqu'au troussé qui l'est, mais articles et contes qui, assurément, provoquent ce rire irrésistible, à pleine gorge, dont parle Alexandre Dumas fils.
1. Les gazettes qui ne demandent que plaies et bosses s'écrient: Que
de soirées agréables liassent ceux qui lisent ces désopilants volumes