‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 477 sur 498 · QUANTITÉ ET QUALITÉ · texte numérisé non relu

QUANTITÉ ET QUALITÉ

un des poétiques recoins des vallées de Nescus , de Saurat ou de Tarascon n'ont été le sujet de l'un de ses récits en prose ou de ses poèmes.

Sans doute, M. Silvestre, en suivant son père que la carrière de magistrat a dû déplacer plus d'une fois, n'a guère vécu dans le pays de Foix. Le temps de ses études le fixa lui-même à Paris. Attaché ensuite plus tard, pour son propre compte, à l'inspection générale des finances *, ses obligations professionnelles le contraignaient de courir le pays sept mois de l'année'-2; et lorsqu'il parle de ses tournées dans les diverses parties de la France' (le Morvan, le Limousin, le Centre, le Midi, la Gironde), il mentionne bien les cieux dont « l'azur sombre est celui du lapis ébréché à l'horizon par le panorama des maisons toulousaines aux toits rouges » ; mais là s'arrêtent ses souvenirs. Il lui faut des aventures personnelles pour stimuler sa plume. Ainsi, une petite ville des Landes (Tartas) a éveillé sa verve, elle est restée, pour lui, l'image du paradis terrestre ; pourquoi ? C'est que l'Adour coulait sous les fenêtres de son appartement, et qu'il assista, le premier soir de son arrivée, de son balcon, à une scène de natation dans la rivière « où la lune plaquait de larges nappes d'argent azuré3 ». Il n'y a que son volume le Dessus du panier1 qui renferme cinq maigres pages de croquis pyrénéens. Armand Silvestre décrit l'intérieur d'une usine, une fabrique de carton grossier au bord d'un torrent. Ensuite il réserve deux petites pages au bandit Cnmpilla, qui était en train, il y a un ou deux ans, de se

1. Gil Blas du 21 avril 1886. — M. Silvestre, chevalier de la Légion d'honneur depuis le 14 juillet 1886, est aujourd'hui au ministère des finances.

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