‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 478 sur 498 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

760 I/ARIÈGE, IVe PARTIE (suite et fin), CHAP. XI.

faire une histoire en Ariège : « Je l'ai connu (ce bandit), dit notre chroniqueur, je l'ai connu à Ax, quand il était garde chez M. le marquis d'O1... C'était le premier chasseur d'isards du pays, en ce temps-là un fort honnête homme2. » — Puis Armand Silvestre redevient silencieux, sauf sur la ville de Toulouse, son barreau, ses peintres, ses artistes, ses places3, etc.

A des qualités d'esprit, de verve, d'imagination, il faut ajouter un autre don remarquable, l'étonnante fécondité de M. Armand Silvestre, qui permet de le mettre en balance avec Alexandre Dumas père. Sans doute, ces volumes écrits à la hâte, où la plume glisse et qui répondent peu aux exigences lorsqu'on veut en résumer les idées, sont loin d'un livre écrit par un penseur, dans un style précis, condensé, où seraient renfermés plus de pensées que de mots. Cela ne doit pas empêcher de reconnaître les sources intarissables d'où les conceptions et les récits découlent avec une abondance magique, bien capable de surprendre et de stupéfier les intelligences paresseuses ou improductives. Outre la quantité, M. Armand Silvestre se distingue dans plus d'un de ses livres par la qualité.

XXY. — Après Armand Silvestre, connu du grand public et qui a encore l'arme au poing, nous passons au lettré qui s'adressait à un public restreint, et que la mort vient de ravir cruellement à F Ariège, dans la maturité de son âge, et alors que ses talents étaient si utiles à ses concitoyens.

M. Anouilh*, qui était sans conteste la gloire du barreau

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