M. Gosselin, Vie inédite de M. Emery, t. II, p
2. « Presbyter S. Sulpitii (Labrunie; tractatus manuscriptos de justitiù
10 I/ARIÈGE, IVe PARTIE (suite et fin), CHAP. l«r.
cite toujours dans les préliminaires de ses livres, quand il indique les sources, les nombreux auteurs, les théologiens dans lesquels il a puisé pour la composition de ses ouvrages, justement appréciés pour leur vaste érudition et leurs expositions lumineuses. Aussi, lorsque le moraliste de Saint-Girons mourut (9 juin 1803), ce ne fut que justice, qu'un des hommes les plus vénérés de Saint-Sulpice, l'ecclésiastique de France le plus savant dans les livres saints, — qu'il lisait dans leur langue originale, — prononçât sur lui cette éclatante oraison funèbre : « Par sa mort, dit M. Garnier, M. Labrunie priva la compagnie de Saint-Sulpice iïîine grande lumière l . »
M. Labrunie a vécu dans cette retraite que les Sulpiciens appellent la Solitude d'Issy, lieu retiré, peu distant de Paris, à deux pas de Clamart et de Meudon 2. Il retrouvait là les champs montueux et les collines de son pays natal. C'était au temps de Louis XV et de Louis XVI. Il vint un moment où l'on ne cherchait pas précisément à faire beaucoup de plaisir au clergé de France. M. Labrunie, pendant les orages de la Révolution, se retira d'abord à Anvers, et, lorsque l'invasion française l'obligea à changer de séjour,
et jure... de matrimonio... de contractions, etc., reliquit, quibus uti nobis licuit, majori certè lectorum nostrorum lucro. lllius opus magna prsesertim perspicuitate commendatur. Obiit anno 1803. » (Préambule des traités do M. Carrière sur la justice, les contrats, le mariage.)
1. Notice manuscrite sur M. Garnier, 11e supérieur de Saint-Sulpice.
2. Envoyé d'abord à Lyon, comme directeur des étudiants de philosophie, il fut placé, en 1^73, à Orléans (selon M. Gosselin, à Laon), où il professa la morale jusqu'en 1789. M. Émery l'appela alors comme directeur à la Solitude; il n'y passa qu'un an et remplaça en 1790, à Paris, M. Richard dans la chaire de morale, qui avait été rétablie pour les licenciés.
Pendant la Révolution, il alla à Anvers, et, de là. à Carlow, en Irlande. Revenu d'Irlande, depuis l'année 1800. M. Labrunie fut chargé par M. Émery d'un cours d'Écriture sainte.
Il mourut à Paris, rue Saint-Jacques, où se trouvait le séminaire en 1803.