‹ Histoire des Ariégeois (comté de Foix, vicomté de Couserans, etc.) De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales. Avec eaux-fortes de ChauvetChapitre 58 sur 498 · Ibid.. p · texte numérisé non relu

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30 L'ARIÈGE, IVe PARTIE {suite et fin), CHAL\ I«.

moindres services au pays que le caporal? Mais ce n'est pas le lieu d'examiner si l'on ne peut point concilier parfaitement l'intérêt de la défense nationale par les armes et celui de la civilisation française par la haute culture. Mais séparons nous d'un professeur, d'un initiateur qui fut très aimé ', parce qu'il fut un homme de bien.

VII. — Voici, dans la section du professorat, deux autres Ariégeois, Mamertin Lafont (de Montferrier) et son fils, Télémaque Lafont, qui portèrent dans leurs fonctions une grande conscience, et qui ne sont plus, je crois, de ce monde2. Ils ont vieilli tous deux dans l'enseignement, et il faut dire que ces deux esprits, éminemment théologiques, eussent été inévitablement mal à l'aise dans la nouvelle organisation de l'instruction publique. Il est douteux qu'ils eussent trouvé une neutralité réelle dans la neutralité de l'école, telle qu'on l'essaye. Les livres publiés par ces deux universitaires témoignent, pour ainsi dire, de leur conviction invincible du besoin de faire planer l'idée de Dieu sur l'école comme sur l'ensemble de la vie humaine. Ils admettent qu'on donne aux jeunes étudiants « un catéchisme national et patriotique, » « un catéchisme militaire ; » mais ils n'auraient pas compris que, seul, « le catéchisme chrétien » fût exclu soit d'une manière directe, soit par voie détournée.

M. Lafont père publia, en 1844, un livre philosophicothéologique, l'Enfer démontré par la raison (1 volume in-12, de 200 pages), qui fut approuvé par M. Mabile, alors vicaire général de Montauban, plus tard évêque de Ver-

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