Voir Hortense de la Loubère {Critique bibliographique
2. Nous avons vu M. Mamertin Lafont, principal du collège de Saint- (iirons avant 1810; il aurait plus de 87 ans. Son fds Télémaque, ancien professeur de philosophie à Foix, est mort en 1881.
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sailles. Il y prenait à partie surtout M. Larroque, recteur d'académie, qui, dans ses écrits philosophiques, anéantissait les méchants au sortir de la vie, pour les soustraire à l'éternité des peines. En 1864, il donna un autre livre in- 12 (170 pages) intitulé Preuves évidentes de la divinité de Jésus - Christ. Notre principal en retraite entendait répondre au livre de M. Ernest Renan, la Vie de Jésus, paru en 1863, que réfutèrent vivement, avec les critiques anglais et allemands, les Freppel, Gratry, Scherer, Wallon j etc.
Au sérieux des controverses théologiques et philosophiques, M. Mamertin Lafont savait mêler quelques fleurs de poésie. Il fît paraître, en 1865, un petit recueil intitulé Fleurs d'hiver ou les derniers chants du cœur du poète. Ces poésies renferment une épître et des chants sacrés, dédiés à Mgr Meirieu, évêque de Digne, qui avait été jadis son élève; — une épître à M. Léo Dupré, procureur général près la cour impériale de Toulouse ; — un chant tragique sur les assassinats commis au château de Baillard (commune de la Bastide-de-Besplas), dans la nuit du 25 février 1864. Enfin dans son livre Vérité de la religion catholique, paru en 1870 (1 volume in-12), approuvé par Mgr Belaval, M. Lafont s'attache à répondre à des écrits dans lesquels Lamartine touchait la question des rapports de l'Église et de l'État.
Tel est l'écrivain moraliste de Montferrier. Si ses livres ne brillent point par l'originalité, on ne peut leur refuser la solidité; ils vulgarisent d'une manière exacte les données de la théologie. Il termine par un chant patriotique, en 1871, après la chute de la Commune. Son opuscule est intitulé Guerre contre la Prusse; guerre civile; dénouement.
M, Télémaque Lafont, son fils, était professeur de phi-
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losophie et d'histoire au collège de Foix, et ardent catholique comme son père. Il adressa, en 1869, au Saint-Père, une ode pleine de souffle et de couleur. Retraçant l'invasion des barbares, il dit dans une strophe :
A l'aspect d'Attila, tout fuit!... tout, hors un homme; Et le marteau vivant qui venait briser Rome, Cède au bâton pontifical.
En 1870, Télémaque Lafont livra au public son Panorama de la vie de Napoléon Ier. L'auteur nous ramène à cent ans en arrière; un enfant venait de naître le 15 août 1769, dans une île qui ne figurait pas sur la carte des grands souvenirs historiques. Nous sommes devant le berceau de Napoléon Ier, Un homme doué de cette seconde vue et de cette seconde ouïe qui donnent la perception anticipée de l'avenir, s'approche du nouveau-né, cherche à lire toutes les phases de son histoire à travers les premières lueurs de son enfance; puis, ébloui des splendides visions qui passent devant lui, il fait revivre avec un enthousiasme lyrique le drame de 1799 à 1815, jusqu'au moment où, selon l'expression de Cambacérès, Bonaparte aura assez « marché au milieu de sa gloire, » et que les nations seront lasses de subir la domination de « cet homme dont le poids pesait à l'Europe entière1. »
VIII. — Avant de fixer la personnalité importante de Joseph Lakanal, présentons au lecteur, d'après notre recensement, cinq ou six hommes qui ont honoré ou qui honorent présentement la carrière de l'instruction publique, MM. Pé-dé-Arros, Hermile Reynald, que nous