A. Rondelet, Introduction aux études sociales
96 L'ARIÈGE, IVe PARTIE (suite eljin), CHAP. II.
sociales. — Après ceux-là nous irons à ceux qui, dans La seconde moitié de notre siècle, se livrent, aux mêmes études.
Nous ne ferons que mentionner d'abord un digne moraliste du dix-septième siècle, que nous remarquons dans les rangs protestants, François Dusson ou RUsson, seigneur de Bonnac, Ronrepos, etc. Né en 1595, il put voir les dernières guerres religieuses et y être mêlé, comme on l'a dit au tome II des Militaires. La noblesse de la province de Foix l'envoya à l'assemblée générale qui était convoquée à Castres, en 1625 ; à son tour l'assemblée générale, où le duc de Rohan présidait, le députa vers le roi pour demander la paix.
Nous avons dit le rôle pacifique qu'il avait pris dans l'assemblée de Castres, avant le fameux siège du Mas-d'Azil. Le duc de Rohan voulait la continuation de la guerre, d'Usson, comme député de la province de Foix, parla si fortement qu'il fit changer toutes les résolutions.
Lorsque les guerres avec l'Espagne commencées en 1635, en Catalogne, eurent pris fin avant la paix des Pyrénées, elles ne laissèrent pas d'amener de grandes dévastations dans les régions du Midi, des souffrances et presque des révoltes. D'Usson, qui fut un des plus éprouvés par la guerre, eut une contenance noble, résignée et ferme, qui servit de modèle dans la contrée.
Nous espérons que quelque moderne voudra rajeunir le récit de cette existence et la faire revivre devant le lecteur par les détails. Un biographe du dix-septième siècle nous a conservé quelques aperçus sur cette personnalité attachante; ce chroniqueur a nom La Troussière; mais son opuscule, rongé par la poussière des années, ne se rencontre guère que dans deux ou trois bibliothèques. S il est vrai, comme l'a dit M. Thiers, que la qualité essentielle de l'historien