GRÈGE, ROUMANIE, TURQUIE, PÉROU, JAPON
Reste à signaler pour tous ces pays des noms d'artistes formés à peu près tous à notre école et pour la plupart installés à Paris. C'est, pour la Grèce, MM. Ralli, Rodocanaclii , Rizos, Antoniadi, Ghysis; pour la Roumanie, M. Simonidy, le peintre national de ce petit pays, et MM. Grigoresco, Pallady, Gropeano, Serafim, Popesco, etc.; pour la Turquie, nous trouvons M. Ghahine, qui s'est fait un nom célèbre avec ses gravures, et M. Zakarian, non moins estimé par ses délicates natures mortes : MM. Sarkis Diranian, Chabanian, etc., tous généralement arméniens; pour le Pérou M. Lynch, bien connu aussi chez nous, et M. Hernandez.
Enfin on ne saurait terminer sans dire un mot de la section japonaise, nouvelle venue dans le concours international de l'art, comme dans celui de la politique occidentale. A côté d'un grand nombre d'exposants qui continuent la tradition nationale, plus ou moins entamée par les influences européennes, de la peinture sur soie, une salle entière a été formée des ouvrages des peintres à l'huile. Nous avons là des concurrents qu'on juge aujoiird liui avec un sourire. La
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plupart de ces productions assez gauches et souvent sans grande saveur, semblent de pâles pastiches des barbouillages de nos salons. Mais nous nous trouvons en face d'un peuple troj) bien doué pour qu'il n'en sorte pas, dans les modes accoutumés de nos travaux, des œuvres originales. On prévoit déjà avec les paysages d'automne de M. Yoshida ou de M. Kuroda, et les Lolus de M. Mitsutani, les premiers germes d'une forme nouvelle de l'art japonais. L'avenir nous donnera-t-il raison?