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des États de Flandre, se distingue par sa précision et par un toD de dignité qu'on cherche vainement dans les autres.
Le 17 avril, François II partit pour Tarmée, où il assista à Touverture de la campagne. Six jours après, il revint se faire inaugurer à Bruxelles (23 avril). Les réserves qu'il avait été question d'introduire dans l'acte de consentement demandé aux États de Brabant, prouvent combien étaient mensongères les assurances consignées dans ces discours officiels.
La cérémonie eut lieu sur la place Royale, où avait été élevée, contre Téglise de Caudenberg, une estrade ornée de riches tentures. L'empereur, entouré de ses chambellans et de ses principaux officiers, prit place sur le trône qui lui avait été préparé, et se fit lire la Joyeuse Entrée, qu'il jura d'observer. Les membres des États de Brabant, rangés par ordre dans des portiques disposés aux deux côtés du trône, prêtèrent à leur tour le serment de fidélité, puis un héraut d'armes, s'avançanl sur le bord de l'estrade, cria par trois fois : Vive leduc de Brabant! Le canon des remparts répondit à ce cri, et les acclamations de la foule témoignèrent qu'on ne croyait pas aussi prochaine la fin de la domination autrichienne en Belgique ^
 l'ouverture de la campagne, la coalition parut un instant disposée à renoncer au système de guerre méthodique qui avait prévalu jusqu'alors. Un plan fut présenté par le major général autrichien Mack : il consistait à s'emparer de Landrecies, au centre de la ligne française, et à marcher ensuite rapidement sur Paris; on eût garanti la droite, en inondant la Flandre maritime, la gauche, en appelant du Rhin sur la Meuse une partie de l'armée prussienne qui venait de s'emparer de Mayence. Quoique tardif et en retard d'une année, le plan pouvait encore réussir, si les forces de la coalition avaient été commandées par un chef capable, surtout s'il y avait eu harmonie entre les cabinets et ensemble dans les opé-
> L'évêque d'Anvers n'était pas heureusement inspiré lorsque, ce jour-là même, dans une aUocution à l'empereur, il lui disait : « La religion, la justice « et la paix précéderont partout Votre Majesté, pour la conduire, comme par « la main, de vertu en vertu, de victoire en victoire. ■
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rations. En attendant l'assentiment de la cour de Berlin, on commença le siège de Landrecies (17 avril).
Le territoire compris entre la Meuse et POcéan allait être le théâtre principal des hostilités. De ce côté, la coalition avait en ligne 150,000 hommes. Le centre, sous le commandement de Cobourg, comptait environ 100,000 hommes; le reste était réparti sur les ailes, entre Clerfayt qui couvrait la Flandre, et Kaunitz qui campait dans Tentre-Sambre-et-Meuse. A ces forces la Convention opposait un nombre supérieur de soldats ^ placés sous le commandement en chef de Pichegru, qui dirigeait les mouvements de Tarmée du Nord, et qui avait pour second. Charbonnier mis à la tête de Farmée des Ardennes. A droite, en face des Prussiens, se trouvait Tarmée de la Moselle commandée par Jourdan, dont nous dirons incessamment la puissante intervention. Pichegru, ayant vainement tenté d*empéoher le siège de Landrecies, et de repousser le centre des ennemis, changea de système et se décida h porter ses principaux coups sur les ailes. Après avoir considérablement renforcé sa gauche, il ordonna une attaque générale (26 avril). Elle échoua encore au centre, où se trouvait le gros des forces ennemies; mais elle obtint sur les ailes une réussite complète. Kaunitz, attaqué par Charbonnier, fut culbuté, rejeté sur Namur, et Tarmée des Ardennes opéra ensuite à Beaumont sa jonction avec Tarmée du Nord. Au côté opposé, Souham s'empara de Courtrai, et Moreau investit Menin. Clerfayt, accourant au secours de cette, dernière place se trouva en présence d'une armée à peu près de moitié plus nombreuse que la sienne, et fut battu à Mouscron *; sa défaite amena la reddition de Menin. Ces succès compensaient ample-
1 Sur ce point, ses forces s'élevaient à 184,000 hommes, sateUites de Robespierre^ comme aCTectaient puérilement de les appeler les journaux de Bruxelles. A vrai dire, Barrère le leur rendait bien en farcissant ses rapports des expressions esclaves, brigands, scélérats, et autres aménités qu'il adressait aux soldats de la coalition.
* L'Esprit des Gazées (1794, I, 439) rapporte cette affaire dans les termes suivants : « Le général Clerfayt, s'étant avancé vers Mouscron, y a rencontré « les soldats de Robespierre qu'il a complètement battus, et leur a enlevé huit « pièces de canon qui ont été conduites à Tournai. •