‹ Histoire des CampagnesChapitre 10 sur 267 · LIVRE xn. Ig · texte numérisé non relu

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çaiàes : pendant deux heures on se bat dans les rues de Villefranque ; le village est pris et repris plusieurs fois ; il est enaporté enfin , de même que les hauteurs voisines , par un réginvent portugais , et par quelques bataillons d’infanterie légère anglaise. Mais le plateau est repris par les Français ; il est attaqué de nouveau, et au coucher du soleil il reste au pouvoir de Wellington. La totalité de son aile droite, entravée dans sa marche par le mauvais état des routes, vcnoit seulement d’arriver sur le terrain.

L’aile gauche s’étoit portée en avant par la grande route de Saint-Jean-de-Luz , et le général Hope , après avoir chassé devant lui tous les postes français , avoit reconnu la droite de leur camp , ainsi que le cours de l’Adour au-dessous de Bayonne ; il s'étoit approché de si près des remparts de cette ville,' que de là on avoit fait feu sur ses troupes.

Ainsi, cinq divisions anglo-portugaises, formant trente mille hommes, après avoir forcé le passage de la Nive , s’étoient établies sur les plateaux de Bessussary, d’Arcangûes et de Barouillet , entre la Nive et l’Adour , coupant les communications de Bayonne à Saint- Jean- Pied-dc-Port. ,

ao CAMPAGNE DE 1814.

La division d’infanterleespagnole du général Murillo étoit placée à ürcuray pour observer les mouvemens de la division française du général Paris, qui venoit de se replier vers Saint-Palais.

L’intention du maréchal Soult étoit d’attaquer l’armée alliée le lendemain pour la faire repentir de sa tém^ité. De son côté Wellington avoit aussi le projet d’attaquer l’armée française. A la pointe du jour il se porta sur Villefranque : là, voyant que-le manréchal Soult s’étoit retiré des positions qu’il occupoit la veille, il se mît à épier avec soin scs mouvemens; il jugea bientôt que son adversaire cherchoit à profiter de l’avantage que lui offroit le pont de Bayonne , et de la facilité avec laquelle il pouvoit faire passer des troupes d’une rive à l'autre , pour attaquer l’aile de l’armée anglaise restée isolée sur la gauche de la Nive. L’événement prouva la justesse des conjectures de W ellington.

En effet, le maréchal Soult, manœuvrant, avec la masse de ses forces , sur l’aile gauche de l’armée anglaise , culbuta aisément tous ses avant-postes. Bientôt le général Glausel attaque avec acharnement la division légère établie sur le plateau et dans l’église

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