‹ Histoire des CampagnesChapitre 106 sur 267 · LIVRE XVI · texte numérisé non relu

LIVRE XVI

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» les faubourgs ; mais que si l'enceinte de la w ville étoit forcée Icpée à la main , nous ne » serions plus les maîtres d'arrêter nos troupes » et de préserver Paris du’ pillage. Partez, » Monsieur, le salut de Paris est en vos mains. » Prenant aussitôt congé du czar, le capitaine Peyre se dirige, avec l’état-major russe , vers Je village de Pantin, et y pénètre accompagné de deux trompettes et d'un officier-général. !Neuf heures du matin venoicnt de sonner, et une vive fu.sillade s'étoit engagée entre les tirailleurs des deux partis. Les officiers russes font cesser immédiatement le feu de leurs soldats ; mais il n’est aucun moyen de faire suspendre celui des Français. Pénétré de l’importance de sa mission , le capitaine Peyre s’élance , avec son gendarme , à travers une grêle de balles dont plusieurs percent ses habits; et, rentré dans la ligne de défense, il court à Montmartre , où est l’état-major général. Oü le croyoit prisonnier; le gouverneur de Paris s’empresse de l’introduire devant Joseph Buonaparte. Ce lieutenant-général de Napoléon plein de sécurité cloit alors à table ; sa surprise fut extrême , quand le capitaine Peyre lui renr dit compte que l’empereur de Russie et le roi de Prusse étoient à Bondy avec toutes leurs

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forces. Vaincu par cette première impression; Joseph s’c'crie ; « En ce cas, il ne reste plus » qu’à parlementer. » Le capitaine Peyre insiste lui-mème sûr rimpo.ssibilité où sont les troupes françaises de résister à des forces immenses commandées par les souverains en personne. Son récit achevé , il remet à Joseph les proclamations dont il étoit porteur. Le poids d’un pareil témoignage sembloit devoir dissiper tous les doutes ; et pourtant Joseph et son état-major retombèrent dans l’incertitude , ou plutôt dans leur aveuglement , ne pouvant se persuader que toutes les, forces des, alliés fussent sous Paris. Ce n’est qu’au bout d’une heure qu’ils ajoutent foi à l’exposé du capitaine Peyre , quand ils aperçoivent enfin les armées coalisées se développant dans la plaine Saint-Denis sur un front de plus de deux lieues. Il étoit alors midi; la garde nationale sortoit des barrières pour soutenir U ligne, et on apercevoit clairement l’ennemi faisant ses dispositions, pour une attaque générale. Les premières colonnes de l’armée de Silésie venoient d’arriver sur le terrain ; Saint- Denis étoit bloqué. Le corps du général Langeron , après avoir délogé les troupes qui tenoient Aubervilliers , avançoit directement

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