‹ Histoire des CampagnesChapitre 12 sur 267 · LIVRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE XII

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thaï Soult ne se proposant toutefois que d’attirer sur ce point l’attention de Wellington; mais ce general fut imperturbable : la seule division anglaise du général Howard se trouva engagée.

Pendant que le maréchal Soult simuloit une attaque sérieuse sur la gauebe de l’armée britannique, il méditoit de tourner la droite. Profitant des ténèbres de la nuit , il traverse Bayonne pour manœuvrer avec six divisions contre les dix mille hommes du général Hill } en position sur les hauteurs de Losterenia , sur la route dcSaint-Jean-Pied-dc-Port ; mais, avant le point du jour, son dessein étoit déjà pénétré. Lord Wellington ordonne aussitôt à la neuvième division qu’il tire du centre , de renforcer son aile droite , et il la fait soutenir par la quatrième division et par deux brigades de la troisième.

Déjà le comte d’Erlon, ayant sous scs ordres quatre divisions d’infanterie, une brigade de cavalerie et vingt-deux pièces de canon , venoit d'attaquer avec impétuosité les troupes du général Hill. La division du général Abbé s’engage sur le front de la position en suivant la grande route, tandis que la division du général d’Arricau se porte à droite pour tourner.

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l’aile gauche. En même temps la deuxième division, commandée par le général Darmagnac , s’empare du plateau de Pathouria , et se dirige aussitôt vers Saint-Jean-le-Vieux- Mouguère ; mais partout les Anglais tiennent ferme. La brigade d’infanterie du major-général Byng , soutenue par la brigade portugaise du général Buchan , reprend le plateau sur la droite de la position , et s’y maintient malgré les efforts et le feu des Français. Les brigades anglaises et portugaises rivalisent d’ardeur et dé dévouement. Les renforts de Wellington étant arrivés au secours du général Hill , le maréchal Soult voit que son habile adversaire lui présente partout de nouvelles troupes , et il fait porter aussitôt en ligne la division du général Villatte et celle du général Maransin. Il s’élance lui-même aux avantpostes , marchant avec les tirailleurs ; il les exhorte , les encourage , rappelle leurs triomphes passés, et déplore la honte de voir «ne armée anglaise sur le territoire français- Le combat reprend une nouvelle vigueur ; la lutte se prolonge avec une grande effusion de sang et une bravoure égale des deux côtés.

Le sang coule de toutes parts ; on n’entend plus que le fracas épouvantable du canon et

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