LIVRE XVIII
/les satellites de Napoléon. L’indignation des
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Jrarisiens se manifesta bientôt en accens foudroyans contre |le fléau des nations , et le|i rues retentirent des, cris de joie et de vepr geance mêlés ensemble. * , " ‘
I t<e mouvement, se çpmmuniqua , à la masse du peuple , et l’on vit des troupes de femmes verser leurs bénédictions sur les soldats de
nateur qui 1 avoit désolé. ,
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l arlQut le drapçajU blanc flottoit , et les jeunes gens déplq’yoient Wc ostcntatiôn l’em-
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roient s inscrire j^tfr;dep listes' drpss^es à'|^ hâte popr^a formation ^ '
Çcijçndant l opinion
encore exprimée d’une, manière légale. Le'
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corpç legislatif, par sa popularité,, devenoit le véritable organe des sentimensde la nation :
mais, disperse par un coup d’Etat depuis le 3i décembre , il ne pouvoit se réunir assez tôt,
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nijuans une majorité assez imposante, .pour.
prendre 1 initiative du mouvement .régénéra-, leur. ' • * •
(i) Ch^i M. Charles de NoailleS) rVH[ufauboiirgS>Ilonorc.
3io CAMPAGNE DE 1814.
Le sénat étoit le seul corps qui possédât quelque aulorilé ; mais la France entière sembloit le réprouver comme ayant été l’instrument le plus docile des caprices du tyran. Ne l'avoit-il pas divinisé , pour ainsi dire , par les plus lâches adulations? la plupart des sénateurs s’éloient cachés pendant la crise, redoutant les effets de la haine des Parisiens , ou d’une réaction politique. Dans cet instant de fluctuation et d’incertitude, une autorité moins élevée, mais plus rapprochée du peuple, devint le premier interprète des vœux de la nation.
Assemblé àl’Hôtel-de-Ville, le conseil municipal de Paris ose déclarer le premier qu’il renonce formellement à toute obéissance envers le dominateur, et il exprime le vœu le plus ardent pour que le gouvernement monarchique soit rétabli dans la personne de Louis XVIII et de ses successeurs légitimes ; cette résolution courageuse , le conseil municipal la motive dans une proclamation adressée aux Parisiens , et dont les principaux traits méritent d'étre consignés dans l’histoire de la restauration.
« llabitans de Paris , vos magistrats seroient » traîtres enver^^us et la patrie , si , par de