LIVRE XVIII
» Qu’ils ne traiteront plus avec Napoléon Buonaparte , ni avec aucun de sa famille ;
» Qu’ils respectent l’intégrilé de l’ancienne Fi ■ance , telle qu’elle a existé sous ses rois légitimes ; ils peuvent meme faire plus, p.arce qu’ils professent toujours le principe que , pour le bonheur du peuple , il faut que la France soit grande et forte. /
» Qu’ils rcconnoîtront et garantiront la constitution que la nation française se donnera. Ils invitent, par consécpient, le sénat à désigner sur-le-champ un gouvernement provisbire qui puisse pourvoir aux besoins de l’administration , et préparer la constitution qui conviendra au peuple français.
« Les intentions que je viens d’exprimer me sont communes avec toutes les puissances alliées. Signé ALEXAismiE. »
Ainsi des monarques, long-temps menacés par les armes de la France , ne s’en vengeoient qu’en lui offrant , avec la paix , toute son indépendance et le choix d’un gouvernement légitime.
Ainsi , le sénat de Napoléon étoit appelé luimème par le réparateur des maux de l’Europe à participer au grand œuvre de la régénération politique.
3iG CAMPAGNE DE 1814:
Quelle fut la surprise des sénateurs quand ; déchus en quelque sorte de leurs fonctions par une révolution si paisible , mais si prononcée , ils se virent convoqués extraordinairement par le prince Talleyrand de Périgord, en sa qualité de vice-grand-électeur ! Son nom seul , il cst'vrai et la réputation de ses talens étoient de grands motifs de sécurité , et ne pouvoient manquer *d’entraîner les personnages les plus considérables de l’Etat , qui , dans l’ordre civil et milTtaiCé'v'n'avoient servi qu’à regret les violences dé ‘Nâpoléon. A peine convoqués , la plupart' dèis 'sénateurs sé rendent en grand costu*rtU: A là séante èktrabrdinaire : ils se montrent
pâlcs^,! 'décôihpéséà , mais polis et affables , affectant' de stfWer^lé piiftlic'.'A peine le prince Tallèyrand'*te«i*<3-t-ircdmmu niqué le sujet de la contlocali(M'> à^jieiné’ sont-ils informés qu’il s’agit dâ âti^sèéo'iïrs’d’un ^'eupïe délaissé et de sauver la patrie ,'"^é l’espérance Veparoît siir.'feut-hvisàgc tel la^ fierté dans leur raainticnicôtthttè' dànS leurs paroles*; ils entrevoient dès îJàïs "que'i protégés p'ài* deux ' cient mille4)àtol*ifett^s' ('ils'J)ourront s’ériger cri autorité libératrice , et se dédommager ainsi du
honteux asservissement où les a tenus Napoléon. ;'irO-L >■ ’ i'-' C'!