LIVRE XII
>) temation est dans l’armcc britannique ; lord » Wellington borne maintenant ses prélcn- » lions à faire retrancher toutes les parties de » sa ligne. Sa position devient de plus en plus » critique ; son armée manque de vivres ses » convois battus par la tempête viennent » échouer sur la côte des Landes ; nos déta- » chemens recueillent les cargaisons. La méy> sintelligence d’ailleurs règne entre les troupes » anglaises et espagnoles. »
On ajoutoit toutefois ; « Bayonne est main- » tenant un des plus formidables boulevards » de l’empire. »
En effet , une garnison nombreuse en assuroit la défense. Trois divisions de l'armée , ' sous les ordres du comte Reille , occupoient les camps retranchés , et en terminoient les travaux; le général Clauzcl , avec trois autre.s divisions , vcnoitde se porter sur la rive gauche de la Bidouse ; une brigade couvroit les rive.s de l’Adour, afin d’en protéger la navigation. Le 20 décembre, le maréchal Soult, quittant les lignes de Bayonne, transféra son quartiergénéi’al à Peyrehorade , pour être plus à portée de diriger les mouvemens de l’armée sur le flanc droit de l’ennemi. Le général Ilarispe , chargé d’organiser la levée des Basques , avoit
pris le commandement de rextrème gauche , appuyée à Saint-Jean-Pied-de-Port , l’armée décrivant ainsi une courbe depuis Bayonne jusqu’au pied des Pyrénées.
Assuré de la défense de Bayonne et de l’Adour, le maréchal Soult fit avancer les divisions du général Clauzcl derrière la Joyeuse. Le 3 janvier, ce général fit replier les piquets anglais placés entre les rivières de Joyeuse et de Bidouse ; et tournant la droite de la brigade portugaise du général Buchan sur les hauteurs de Costa , il l’obligea de battre en retraite vers Brisson ; il établit aussitôt deux divisions d’infanterie sur les collines de la bastide de Clairence. En même temps le général Paris se porte en lace de Boulac , où l’ennemi avoit un fort détachement : la cavalerie légère inquiète bientôt ses avant-postes. Instruit de ce mouvement offensif, lord Wellington accourt de Saint-Jean-de-Lgz , réunit aussitôt la droite et le centre de son armée , en formant sa ligne sur Hasparen , et fait toutes les dispositions nécessaires pour marcher en avant.
Le 4 janvier il reconnoît l’armée française ; la journée du 5 se passe également en manœuvres. Le mauvais temps et le débordement