‹ Histoire des CampagnesChapitre 17 sur 267 · LIVRE XII. 3i · texte numérisé non relu

LIVRE XII. 3i

des ruisseaux forcent Wellington à différer d’un jour encore son mouvement. Le 6, la troisième et la quatrième divisions anglaises , commandées par les généraux Cole et Pic Ion , soutenues par la brigade portugaise et j>ar la cavalerie du général Fane , se déploient et forment à trois heures après midi l’attaque d’un bataillon de la sixième division française , placé en avant de la bastide de Clairence ; ce bataillon se replie aussitôt en bon ordre. Les deux armées restèrent en présence jusqu’au lendemain 7 , à dix heurés du malin , et .la bataille paroissoit imminente ; mais aucun intérêt pressant ne portoit les généraux en chef à se mesurer dans une action générale : ils se décidèrent à ramener les troupes dans leurs cantonnemens.

C’est vers ce tempsdà que se répandit dans le midi et dans Paris même , le bruit que lord Wellington et le maréchal Soult avoient eu une conférence secrète près de Mandioude ; mais, rien n’ayant confirmé ce fait, je me borne à l’indiquer sans le garantir.

Wellington rentra le 7 janvier à Saint-»

Jean-de-Luz , et le maréchal Soult à Bayonne. Les divisions Levai , Maransin et Abbé occupèrent le camp retranché. La division Boyer 3. 3

fut établie à Tamos et à Saint-Etienne ; le général Clauzel porta des forces sur Guiche et sur James , afin d’arrêter les courses des fourrageurs anglais , qui se répandoient , pour chercher des vivres , dans la plaine située entre la Bidouse et la petite rivière de Laran. Le général Souît , commandant la cavalerie légère , établit son quartier-général à Saint- Martin d’Arheson , occupant Halctte , Saint- Esteven , Bouloc et Aylsère , couvrant ainsi la gauche de l’armée.

Des difficultés locales insurmontables dans la saison des pluies , et des motifs politiques ne permettoient pas encore à Wellington de poursuivre ses opérations offensives. Les deux généraux en chef, dans l’attente de voir se développer les événemens vers les frontières I de l'est , restèrent dans leurs cantonnemens respectifs , se bornant à des escarmouches ou à des tentatives partielles.

Napoléon , par un décret du 8 janvier , ordonna la levée en masse dans les départemens des Hautes et Basses-Pyrénées , et dans les Landes ; il en confia le commandement au général de division Harispe. Ce général fut d’abord détaché contre les troupes espagnoles du célèbre Mina , qui , par la vallée de Bastan ,

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