LIVRE XVIIL
mesures sinistres qu'il a conçues, et dont il ne veut plus se départir. Plusieurs colonnes arrivent successivement ; et les soldats qui les composent , déjà découragés parla nouvelle de la prise de la capitale, trouvent les corps qui les ont précédés dans la fermentation et le trouble. Quelques régimens nomment des députés; officiers supérieurs , officiers subaltci'nes , les soldats même délibèrent; les plus éloqiiens pé- ' rorent : ils démontrent les dangers de la guerre civile ; et le doux nom de patrie se fait entendre au milieu d'une armée , docile depuis dix ans au joug le plus despotique. Le projet de marcher sur Paris, miraculeusement conservé , pour en faire un théâtre de carnage , après qu’on n'avoit pu le garantir révoltoit généralement tous ceux dont les idées étoient restées justes et saines au milieu du délire de l'ambition et des fureurs de la guerre ; d'ailleurs l'armée ellemême commençoit à entrevoir que la cause pour laquelle son chef invoquoit l’appui du soldat, netenoitplus qu’aux intérêts d’un seul homme. Des Français seroient-ils dénaturés au point de sacrifier la patrie au pouvoir d’un despote si imiversellement odieux ? Ces idées prenoient , de moment en moment, plus de consistance dans l’esprit des offia. 22
CAMPAGW/Ï^E 1814.
ciers et 5ol(J^ (.JI05, plqsi , , éclairés. La connoissance (iç? évfinçpwips qui.p^çqitppuà pou avec plus ;;(lq déUil ri loi^Ufioil;^»Pore,c<îs dispositions , fia^prabliç^. «»'ï'0U|tQ ,peUe ,jpumée se passa dans upfi,pont40U|QU« «gijtatipPf jilfi talisman de rol>çisspnqe .pasisiViPi étpi^ ,r|Onipu. On savpit 4ej^! ftU0fi4«^(iJ?>Aré€JU^^ se refuseroient à ,maft;i»ar ;Spr et uîï, grand
nombre d’qCTffiieffp.iet 4e.jSq^ats,.se,pronouccreut, tout.hî^ttt.rVru^^i lft(« çme lâe^^ autre qôléo dissimuler! jque
la masse dÇ^, trAupes, jjccqudppécs«ài une 18OUmissiqq^ayp^le , ,f(djéi«piL )^u4{M iVpix de. son chef, quçj^^ fus^ntses ipiojetp. 4|,n’,jr,avqit donc, pas qp, pmff»c#,t'g pflrdffei il’w.yqjdqit évitcrjlps, jb,vffB%u^e4a®^^•Kro, |tdjitUe^jHÇÿ,marcchauyjs); l<?p pii^eipaujc qflicietB.fieira^sgEpblèc<mt>çh<»«J le^majw-gléttéT^iW pfluri délibérer sqr Ips. , ffiay^ dp I iSOftir tdj u» , tatj au$» .qri- ^iqire. L^s gueuriery.qui ajvqienhiiiQiui fait pour . laigjlqfjfeiljetérwt,fiqr,la| patrie wp cqqp-d’oeil ,<^p epmpasaiw.il (|il%lso«dcrent ses. plaies, iLa é!pit;en«aJWe)4epuisilQs4?iyrénéos .jusqp’à la n^iV’WiUé'ii depuis les i Alpes: jusqu’à l’Awyergde j depuis le Rhin jirsqu’à ia Imine.
aesenviffpps (étaient (CKceupés par deux ceptmilic spldata ,étran|ci]s , et les u ente-cinq à
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quarante mille braves que Napoléon pouvoit à peine rallie^ autour dé* hii se trouvoient , pour airtsî "dire cernés;' Des masses considérables' vettoieïrt de partir des positions dont l’ennemi s’étoit emparé autour de Paris, pour occuper les hauteurs de Juvisy , de Corbeil , et de Melun,' b^iposant 'déjà' un front impénétrable-à toutes lés 'léntatives que pourroit former Napbléoh. Déjà'* même un corps russe débordbltf'orttailtféMeéU!i'; jjar Versailles, et poussoir sés pàrlte VéVSlPîthiviers et Orléans. Tout étoit''dlspbaé ' poViT' 'écraser, par des forces supérièuresV'en cas d’agression, les restes ''de scëa "braveà ' qtii , dépuis dix ans, servoiertl 4’trmbi'lüdtt I d’ùn homme , tout en ■croy'artt-SétMr'la'^Strlé.’ EU àdmélfant même - la possibilité '*âé •péblbHger 10*10116, cinq TCCnfcm4llé'RusséS',^Xlleïnands^*Priissiens n’é- -tdient-^ls’ ipa»‘j'én"serbndé KgUe’'de l’autre '*'<?âqé'dd I\hiW,'’Tptéts à' aecbttdér’h*5‘ efforts de liteiirs^eoinpatrkltesi pér*drtèW6WÛlëlle irruption «^luS^vhénaçaUt»* <‘^e'*'là'J^ècWièrfe'i, et qui -<auroit ' achevé* lia* 'dié^latAürtO'dé" lU* France ? t,VierBi le mWi if^touttel l^Espagftfé’ yè‘préj)arôit à franthirdea Pyréùéêk sdr lèy'tëàcéS'déf l’armée ^anglaise f espagnè4te*‘é^‘pôrtéifgàlSc:'’Vainémént ^plus d^un intilUbn é«é aj[ipelé
?>4o CAMPAGNE DE i8i4.
en moins de treiié.mois sur le champ de bataille; la nation , indigode Contre SOn oppresseur, opposoit la fordé d’inertie à seS'demandes réitérées y Üb ■ébülilnt' piits soutenir aii-dehors un mortst’niéhx!‘^syèlêtne'’de''{^ertyv ni aundedans une tyrannie! 'effroyable. Déji inênfe l’oiidst et tout le 'tnidi <?to}ent à la veille!! dè> leHràritiiaaK armes , et lib'ife 'défaêhèt' du Qüelle eût
été aloi^'la Sltiiàtîbn déplorïibte'tie'la'Frane» ! Envahie pab'bùlt cbdt’tnille^étrangcrt'j et déchirée'au'-’detlahs pà'é’la jgéreW’e civile y'oll® n’auroit plus 01^01*17*611 qùèlv|nesAWoisv qu'un monceau de t'uines'etdecèhdWS'.'TéUe'élqit laperepeclH'e déchii’atofè' ijuî se pbéSieiitttit! acéc regards attendris dé"epïfelqtie.V'dffidbr«^éncfa«x; Pouvoienl-ils baldi‘Wfet‘*tWtre^d<è*Si|péj8sans intièréts et les'àppc'ts hôtrdèiilèl» qW2''Na(fiK»16on>'fai£oit encelt*è V ÔW"S’étbît eWiprossé'^ àoParife ■ de faidé pafvcfiit*3*FtkitÈÉifteblcaa<sonucteide déeïféhïiiceV'ii’ conautdes;prin-
ci jiaiiif fcheft dë Pl#ftl(^i*‘X)!È!S“Cfc montent-, ils Vilrc'd<*^'<ÿi’ils S’é^niâtëëlolentheir Tainià féteisté'r au vœu eîè' la Wâtidii légalement exprimé, et que le seul moyen <>de‘»sauVeri la ' patrie^'consîsloit à'’ îsôler ietaài' déplacer le ' seul lieiniVrie , qhi fortnoit ciïCoeeiun obstacle à la pàix dü'Mdndè." Après» avoir iconsidéré