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pénétfoient dans celle de Baigorry jusqu’à Saint-Etienne ; et , à la tête de ses troupes il attaqua le 8 janvier, à Ossez , les fourrageurs espagnols : il les chassa vivement, sans leur permettre de rien enlever de la vallée. Instruit que Mina projetoit de fourrager du côté de Lanhossoa et de Macaye, il partit le lo janvier de son quartier-général d’Irissari , avec six compagnies d’élite ; et, tombant sur les fourrageurs à l’improviste , il leur fit trente-quatre prisonniers , et leur prit une quarantaine de mules et de chevaux. Le 1 1 , il vint à Saint- Jean-Pied-de-Port , où s’étoient réunies deux cohortes de gardes nationales ; et le lendemain il marcha de nouveau contre les troupes de Mina, dont l’avant-garde s’étoit reportée à Saint-Etienne de Baigorry. La colonne française étok soutenue par les éclaireurs du colonel Lalane , et par la division Taupin ; qui s’avança jusqu’à Hellctte , pour seconder l’expédition. A l’approche de ces forces ,■ Mina se replia de nouveau sur Bastan par la droite du col d’Ispeguy. Mais les espérances qu’avoit fait concevoir l’arrivée du général Harispe au milieu des Basques , ses compa-j triotes^, ne se réalisoient point ; ils ne se levoient point en masse; ils accouroient ea
3fî CAMPAGNE DE 1814.
petit nombre , et opposoicnt une inertie invincible aux appels réitérés faits au nom de Napoléon.
Cependant les Espap;nols ne s’étoient pas rebutés , et dès le 20 janvier ils projetèrent un fourrage considérable dans la vallée d’Osseï , entre Saint-Martin d'Arosa et Bedairy. Insti-uit de leur mouvement , le général Harispe fait marcher d’Horca , le colonel Lalane, à la tête des gardes nationales d'élite des Basses- Pyrénées, avec ordre de longer la rive droite de la Nive , tandis qu’avec les voltigeurs , les chasseurs du vingt - unième régiment , et quelques éclaireurs basques , ce général se portoiten personne sur la rive gauche. A peine a-t-il débouché de Saint- Martin d’Arosa , qu’il est attaqué par les troupes espagnoles de Murillo , qui couvroient le fourrage. Les éclaireurs et les voltigeurs firançais soutiennent le choc avec fermeté ; et quoiqu’inférienrs en nombre , ils prennent l’offensive , tombent sur les fourrageurs ennemis , en tuent une quarantaine , ramènent une centaine de prisonniers et une soixantaine de mulets et de chevaux. Après avoir poussé jusqu’à moitié cltemin de Baigorry à Itsatsu, le général Harbpe rentra dans ses cantonnemens. Là
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