‹ Histoire des CampagnesChapitre 204 sur 267 · LIVRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE XX

Silualion de Bordeaux à la fin de mars. — Combat d'EtauHers.

— Résistance du fort de Blaye. — Projet des royalistes sur Bochefortet sur La Rochelle. — Mouvement dans la Vendée.

— Wellin^on marche en avant. — Combat aux portes de Tarbes. — Retraite du maréchal Soult sous les murs de Toulouse.— Description de cette ville et de ses positions. — Confédération chrétienne. — Système dedéfense diimarérhal Soult.

— Arrivée de Wellington devant l'armée française. — Bataille

de Toulouse.' — Affreuse position des Toulousains. — Retraite du maréchal Soult dans le bas Languedoc. — Toulouse se déclare pour les Bourbons. — Entrée de W^ellington dans cette ville. — Rentrée glorieuse du maréchal Suchet en France. — Situation de son armée. — Suspension d’armes dans tout le Midi. ^

Près de vingt jours s’étoient écoulés depuis que la bataille d’Orthès avoit ouvert à lord iWellington toutes les routes du midi : dans cet intervalle , l’armée du maréchal Soult s’étoit ralliée à Conches, d’où elle couvroit en-; core la ville de Tarbes et la route de Toulouse ; mais ce n’étoit pas sans peine qu’on étoit parvenu à réorganiser des corps dont les soldats s’étoient dispersés dans presque toutes les di-;

rcctions; pendant quinze jours les gendarmes n'avoient été occupés qu’à réunir les fuyards sur les routes d’Auch, de Montauban, de Saint-Gaudens et de Toulouse.

L’armée combinée cependantsembloit s’ètre bornée à la conquête du bassin de l’Adour, à l’investissement de Bayonne et de Saint-Jean Pied-de-Port, et à l'occupation de Bordeaux qui lui olTroil un immense avantage. La lenteur de lord Wellington éloit fondée sur l'impérieuse obligation où il s’éloit vu de disséminer scs forces pour obtenir de si grands résultats. Toute son aile gauche assiégeoit Bayonne , et le corps d’armée du maréchal Béresford, qui formoit le centre, après avoir marché en avant sur Bordeaux , se Irouvoil à trente lieues de la base d’opération. Resté à Aires sur l’Adour , n’ayant de disponible que le tiers de ses troupes, (Wellington avoit hésité de se hasarder devant l'arnaétî française : elle lui paroissoit encore redoutable. Ce fut pour frapper des coups plus sûrs, qu’il suspendit sa marche; l’état de la guerre dans le nord lui faisoit d’ailleurs présager des événernens qiii mellrpient un terme à l’clTusion du sang humain. Informé toutefois que les hostilités se ppussoient avec plus de vigueur çpcoçc , et qu’on n’arracheroit la paix

Page 1