‹ Histoire des CampagnesChapitre 208 sur 267 · LIVRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE XX

Llement que Tarbes. Située dans une plaine riante sur la rive gauche de l’Adour , qu’on passe sur un assez beau pont, elle est d’ailleurs le siège d’une préfecture , et c’étoit pour Wellington une conquête importante.

Le maréchal Soult s’y étoit fait précéder par le général de division Maransin , chargé de la levée en masse du département des Hautes- Pyrénées : mais là , comme sur tous les autres points de la France , le peuple indigné refusoit de prendre les armes en faveur de Napoléon ; là , comme partout , il formoit des vœux secrets pour le renversement de sa tyrannie.

L’armée de Wellington marcha de Vie et de Rabastens en deux colonnes d’attaque. Le lieutenant-général Clinton devoit tourner l’aile droite des Français , tandis que le lieutenantgénéral Hill attaqueroit Tarbes par la route de Vic-en-Bigorre.

Ce mouvement combiné eut un plein succès.

Au moment où la division légère délogeoit les troupes d’avant-garde des hauteurs audessus d’Oléac , le lieutenant-général Hill traversoit la ville de Tarbes , et disposoit ses colonnes pour envelopper l’armée française. Le maréchal Soult, s’apercevant que Wellington cherchoiti à attirer son attention sur son

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front, tandis que ses ailes étoient en pleine marche pour le tourner, ordonna aussitôt la retraite. Elle s’effectua en hâte, par des chemins détournés et par les Landes de Pinasse , l’armée se repliant dans toutes les directions vers Saint-Gaudens.

Wellington campa le soir même sur le Larzet de Larroz , ayant au loin sur sa droite les troupes des lieutenans-généraux Cotton et Clinton , avec la sixième division et plusieurs brigades de cavalerie détachées à la poursuite du maréchal Soult. Il étoit à craindre que son armée ne fût devancée à Saint-Gaudens , et coupée de sa retraite sur Toulouse ; mais la pluie tomhoit à torrens , et le mauvais état des routes retardoit encore plus les Anglais que les Français.

Partout sur leur passage , les généraux interrogeoient les maires sur les di.spositions des habitans et sur la marche des alliés. Les colonnes dispersées tirent leur jonction à Villeneuve : elles venoient d'y être précédées par trois officiers-généraux couverts de redingotes de toile cirée , et parmi lesquels on avoit cru reconnoître le maréchal Soult luimême , accompagné des généraux Clauzel et Yillate. Le maire ayant été^ mandé par

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