LIVRE XX
Yoît commencer, par la division légère sous les ordres du général Picton , et par la brigade de cavalerie allemande , pour attirer sur ce point l’attention de l’armée française , tandis que le général Hill exécuteroit la même manœuvre contre les troupes qui défendoient le faubourg Saint-Cyprien. Ainsi les plus grands efforts et les attaques les plus décisives alloient être dirigés sur la rive droite.
Aucune de ces dispositions ne pouvoit échapper au maréchal Soult. Déterminé à recevoir la bataille, il distribua son armée dans l’ordre suivant : la première dmsion commandée par le général d’Arricau , fut répartie derrière les trois têtes de pont le long du canal. Au couvent des Minimes ; s’embusqua le 3t* léger sous les ordres du major Bourbacki. Le général d’ Armagnac, avec la deuxième division, se posta derrière une colline à gauche de la route d’Alby. Toutes ces troupes restèrent sous le commandement supcTrieur du comte d’Erlon. Placé en avant, lè général Vilatte défendoit la petite rinèred’Ers. La division Taupin et une brigade de la'S' souâ le commandement immédiat dü général Claudel, gamissoient les rédoütcs'de Morttaudran. Enfin,' les deux divisions du' comte Rclllé
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étoient chargées de défendre les ouvrages d»l faubourg Saint-Cyprien. Telle étoit la répartition des restes de ces vieilles bandes , qui tant de fois avoient envahi et fait trembler la péninsule. Quant aux nouvelles levées qui auroient pu embarrasser la marche des colonnes et semer l’effroi dans les rangs, elles furent rangées le long des remparts.
Le 9 avril , tous les corps de l’armée combinée se mirent en mouvement , et les premières colonnes, ayant passé la Garonne,’ attaquèrent à cinq heures du soir , les avantpostes placés à la Thuilerie. Le 6' léger et le 69' de ligne se replièrent aussitôt sur la rive droite. On assure que , les Anglais ayant fait répandre aux avant-postes de nombreuses proclamations annonçant les revers de Buonaparte et la prise de Paris , nos soldats dont rien n’aSbiblissoit le courage , s’écrièrent : « Paris peut être pris ; mais l’ennemi saura •> bientôt ce qu’il en coûte pour s’emparer de » Toulouse. »
Le 10 avril, jour de Pâques, à sept heures du matin, tandis que les troupes françaises, rangées en bataille dans leur ligne , se disposoient à la plus vigoureuse résistance , l’action commença vers l’embouchure du canal, . sous