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les hangars destinés aux embarcations. Une brigade française , d’abord repoussée , mit le feu à quelques maisons pour arrêter rennemi, et se replia vers la tête de pont formée à l’embranchement des deux canaux de Brienne et du Languedoc. Là, échouèrent tous les efforts des alliés pour la débusquer.

Bientôt l'action s’étendit sur toute la ligne. Le maréchal Béresford passa l’Ers, et attaqua la division Villatte , qui, opposant d’abord une résistance vigoureuse , se replia par les hauteurs , pour ne pas être accablée, gagnant ainsi les redoutes. Le. maréchal Béresford , après avoir formé son corps d’armée en trois colonnes, à la Croix- d’Oradq, s'empara du village de Montblanc, et, dans le même ordre,; remonta immédiatement l’Ers sur un terrain difficile , dans une direction parallèle à la forte position du maréchal Soult. A peine fut-il arrivé au point où il toumoit la position , qu'il marcha à l’attaque. Auméme moment, le corps, espagnol de don Manuel Freyre longcoit la gauche de l’Ers, par la route d’Alby, jusqu’en face la Croix-d Grade , d’où il marcha ensuite* sur deux lignes , et avec une réserve , sur la hauteur, en avant de la gauche de l’armée française, plaçant son artillerie à un quart de lieue du ‘

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pont, il forma ses colonnes en masses; eï,i apercevant le maréchal Béresford sur le terrain , il s’avança pour attaquer de concert les retranchemens français. L’intention du maré^chal Soult étoit de foudroyer l’armée combinée ; puis de saisir l'instant favorable pour l’attaquer à l’improviste , et couper sa ligne par une charge hardie et décisive. Tout lui fit d’abord présager un suecès. Ferme dans ses positions , son armée voyoit , sans en être intimidée , les troupes espagnoles marcher en bon ordre , former leurs colonnes d’attaque dans les fossés même, sons unfeu.vif de mousqueterie et d’artillerie , ayant leur général et son état-major à leur tête , tandis que la réserve , l’artillerie portugaise et la cavalerie anglaise continuoient d’occuper les hauteurs. Mais la valeureuse contenance des brigades françaises déconcerta les assaillans. Toute la droite des troupes de don Manuel fut repoussée avec perte dans son mouvement autour du flanc gauche de la position. Le maréchal Soult ordonne aussitôt la charge : une brigade de la division d’ Armagnac s’élance hors de ses lignes , et , tournant toute l’aile droite du corps espagnol des deux côtés- de la grande route de Toulouse à la Croix-d’Orade , la presse , la

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renverse , et la contraint de se replier en désordre, malgré les efforts des officiers pour rallier leurs soldats. Dans cette mêlée sanglante, furent blessés le lieutenant - général Mandisabel , le général Ëspeletta , plusieurs officiers d'état-major et chefs de corps. Ainsi fut repoussée la première attaque.

Un égal succès signala l’intrépidité de nos troupes au premier pont sur le canal. Là une colonne anglaise , n’apercevant derrière le parapet que la tête de quelques soldats, s’étoit avancée pour s’emparer des relranchemens. A' peine est-elle arrivée à portée de la mitraille , qu’une batterie masquée tonne contre les Anglais. Des rangs entiers tombent sous l’artillerie foudroyante , et la colonne ennemie , telle qu’une vague, au reflux de la mer, est reportée à l’endroit même d’où elle étoit partie.

Le canon cessant alors de gronder , quelques Toulousains croient la bataille finie, et viennent visiter les lignes. Ils aperçoivent en frémissant les dehors de la ville couverts de morts et de blessés : ils prodiguent à ceux-ci des secours , étanchent le sang , bandent les plaies , transportent dans les hôpitaux ces victimes de la guerre , sans distinction d'amis ou d’ennemis.

' Mais Wellington va redoubler d’efforts. I^e

CAMPAGNE DE 1814, canon gronde de nouveau ; les colonnes sVbranlent, la bataille recommence avec uner nouvelle furie , et ceux des habitans qui ont été entraînés hors (ks murailles , rentrent pleins de compassion et d’anxiété , dans l’enceinte de la ville.

Ij’ armée, française fière de sa résistance, fait fece de tous côtés aux nombreux ennemis qui se disposoient à revenir à la charge.

Bientôt les deux divisions , conduites par 1& maréchal Béresford en personne, attaquent les hauteurs de la Pujade , où se trouvoit la première redoute. Repoussées d’abord, elles se reforment en colonnes , reçoivent des renforts renouvellent l’attaque, et emportent une partie des hauteurs.

La première redoute est évacuée ; les Ani glais s’y logent : mais une brigade fraîche vient au secours de» Français , qui chargent les alliés , et les repoussent de nouveau. Les généraux anglais se mettent a la tete des co-» lonnes, et reviennent à lacharge. La mélée et le carnage sont effroyables : on n’entend plus ni le sifflement des halles, ni le fracas des boulets ët des obus. Tout entier à son ardeur guerrière , le sddat combat cor pseorpset à l’arme blanche 5 emporte par son CQor^gc , il

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