‹ Histoire des CampagnesChapitre 219 sur 267 · LIVRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE XX

court avec hilarité à une mort certaine. Après des efforts inouïs de part et d’autre, le nombre l’emporte, et Béresford reste maître des hauteurs et de la première redoute qui couvroit et protégeoit le flanc de la position. Les troupes anglo-portugaises .s’y logèrent, quoique l’arsnce française restât encore en possession de quatre redoutes , des retranchemens et des maisons fortifiées. Ce premier avantage n’ayant été obtenu qu’au prix de beaucoup de sang v et l’armée du .maréchal Soult se montrant résolue de défendre pied à pied chaque retranchement et chaque redoute , tout annonçoit qu’on ne pourroit emporter les autres ouvrages qu’après les plus grands sacrifices» Wellington avoit vu ses colonnes chanceler et sa réputation compromise. Il hésita , dit-on de poursuivre de si*sanglans trophée.s. Dû moins l’attaque fut-elle suspendue jusqu’à l’arrivéé de l’artillerie du maréchal Béresford , retardée par le mauvais état des routes. Oft attendit aussii que le corps espagnol, repoussé avec tant de perte , se fût reformé pour revenir à la charge. On ajoute que lord Wellington ^ apercevant , du haut de la redoute dont il venoit de se rendre maître , la ville de Tou-i louse , objet de ses efforts et de son ambition i

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se sentitcomme ranimé par l’aiguillon de la gloire et l’espérance du succès , et que , descendant aussitôt de la redoute , il rejoignit ses colonnes , et disposa tout pour continuer l’attaque.

Tous les préparatifs étant achevés , lo maréchal Béresford poursuit son mouvement offensif ; il se présente successivement , avec la brigade du général Pack et la sixième division , '

devant les autres redoutes, qui sont assaillies vivement et défendues de même. La valeur de» Anglo-Portugais vient échouer à plusieurs reprises au pied des retranchemens. La mitraille foudroie les assaillans ; de longues files tombent ; les rangs abattus sont remplacés pa» de nouvelles colonnes d’attaque. Anglais , Espagnols , Portugais , foulent sons leurs pieds les cadavres de leurs compatriotes : ce spectacle redouble leur fureur et leur témérité. ."W ellington lui-même n’est plus rebuté par la résistance héroïque des troupes françaises , ni par les pertes graves que lui coûtent ces tentatives acharnées ; voulant s’assurer la victoire , il fait renouveler l’assaut par un parti considérable d’Ecossais , qui , vers midi , emporte le» deux redoutes du cqntre et les retranchemens pu réside la principale f(M:ce de la position.;

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