LIVRE XX. 4C
•* obtient la paix, que deviendrez -vous? '» — « Nous avons fait notre devoir; nous sau- » rons mourir, » répond le baron d’Arbou- Castillon. Se retournant ensuite vers le major Mac-Mahon : « Voilà, lui dit-il, voilà la pre- » mière fois que j’ajoute foi au congrès. » En effet, dans presque toute la France, et dans le midi surtout, on regardoit les négociations de Châtillon comme supposées par Buonaparte et par ses adhérens.
Mais déjà le mouvement royaliste s’étoit propagé à Toulouse. Sur les places et dans les rues, se faisoient entendre les cris unanimes de Vive, le Roi! Vivent les Bourbons ! Vivent les enfans d Henri IVI Vive Louis XVHl!
•Partout le peuple manifestoit une volonté ferme ; et le corps municipal , cédant au venu général , revint à ses anciens maîtres : il arbora les signes de la restauration.
Précédés du drapeau blanc , et escortés par la population entière , les magistrats et la garde urbaine vont au-devant de lord Wellington pour réclamer sa protection en faveur d’une partie de l’héritage sacré de saint Louis.
IjC cortège prend la route d’Alby , tandis que Wellington se dirige, avec son état-major, yers la Porte- Neuve. Ce contre -temps est
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bientôt réparé ; les magistrats et les citoyen*, reviennent en hâte sur leurs pas , au moment où Wellington arrive au Capitole.
Quarante mille personnes des deux sexes se précipitent au-devant du général anglais, ne sachant comment exprimer leur joie et la sincérité de leur enthousiasme. Simple dans se* vêtemens , uni dans son maintien , Wellitigton attire à lui tous les regards de la foule empressée. Les cris fortement prononcés de yiv& le Roi / yive Wellington ! retentissent de toutes parts , et alarment de plus en plus la prudence du général : il exprime hautement son opinion, essayant ainsi de réfréner un élan qui pourroit compromettre Toulouse ; mai* rien ne peut empêcher les sentimens de la multitude de se manifester par les cris redoublés de yive le Roi !
Wellington entre à cheval avec son cortège dans la cour du Capitole : à l’instant il est enlevé , transporté par le peuple dans toutes les salles , et présenté plusieurs fois au balcon à la foule assemblée. L’ivresse étoit générale. Enfin il prend place , et reçoit le conseil municipal.
Organe de ses concitoyens , M. Lanneluc , premier adjoint du maire , implore , dans une