‹ Histoire des CampagnesChapitre 234 sur 267 · LIVRE XXL '48S · texte numérisé non relu

LIVRE XXL '48S

présider à son embarquement. Oa suscita dç nouveaux délais; Napoléon vouloit suivre la route de Briare , et non celle d’Auxerre ; il formoit jsans cesse de nouvelles demandes. Tout lui fut accordé, et l'on fixa le départ au 20 avril.. Dans la nuit même, il se fit précéder par pne centaine de voitures chargées d’argent, de meubles,, de munitions de guerre, de tableaux, de statues,, et de toute sorte de dépouilles de la France et de l’Europe. " * ’

„,Jusqu’au dernier^ moment, il ne perdit pas l’espérance de' romprç la coalition des princes alliés , et de profiter de leur désunion. Tel étoit évidemment le but de ses manœuvres secrètes,’ et même de ses discours, d'ailleurs incohérens, quoique médités. . ^

^ , A dix Kcûres du matin ^ toutes lés voitures étant pr êtesdans la çour 4u Chite^u de F ontaine- , bleau , Napoléon fit^apjpèlerle général autrichien Koller, auquel il tint le discours suivant* î « J’ai réfléchi sur ce qui me rcstôït à faire; » je me suis décidé à ne point parlih'lies^àHiés .» ne.sont pas fidèles aux en^gcrdètis^ itt ont »pifis avec moi; je puis donc aiissf k'ét'ofqoér » mon abdication, qiii n’étoit toujOirtï due » conditionnelle. Plus de mille adressés' me » sont ^rvenués cette'iiuif'^; l’on m’ÿ conjure

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»' dè ré^i^endi-c îes tênes dü g«5uVéi*neinent. Je ’h’avdis l'tnbticé à' touaf tties’drolts'à la '«ot#- » Tonhé qiie pbür ' épargner à la 'Franco les A'-'hbV-l'èbrs d’unë guerre cmlcv n’hyanfjamais ^ cd d’àntrë but que sa gloire et son bonheur. ‘A'tMaîs cOttAoissant aujourd'hui le méeontenmont qu’inspirent les meswres prises. par le » nôifvtaü gouvememeni'*' voyant de quelle «•'lAbnlère' on remplit lé» ^rowiosses qui m’ont- »”été laitCS'i ÿe ymis ' expliquer» maintenant -à i» ■ mW ’gârdeS quels 'sont ies‘ motifs qiiiime ÿont » révoquer mon abdication , et je verrai iQom- ^ mdhé ori m’arrachera 1 àe icoenr de -mes ^éeux ' soldat», li est vrai « le nombre de» troupes

^s»'‘idé'fwqi}elles')e pourrai compter n*cxcédirfa ’ pas trente mille hommes ^ i»ail)'â^ rae> sera ‘%'faéîfé dé porter- eh' ’peü de ' jo«r^ jusqu’à ’iii^'ccnt trente mille.'*' Sachet que jù pourrai ^*>1001 aussi bienè sans> 'compromettre mon » honneur, dire à tue» gardes que , ‘no consi- ‘iii’dérant qUe le repos et le' bonheor de Ha » patrie , je renonce à tous mes droits , eb les ethoite à suivre ainsi que moi le vœu de là t> Nation. ’ ' . **t i><> ur /af:,

'-•' Le général Kollcr se recueillit «n moment, et repassant en Inii-méme ce ^u’il venoit d’entepdré^ il ■‘pria Napoléon de lui dire en quoi

C' ^' adbyGoj;

, LIVRE , 4fij

les allies lui pAroisspipnt^iptvçif,, au

traité? p £b çe. que. l'an ^pépl>c l’impéra- » ti'ice <le «'accompagner jus^' à Sain l-'J'rape»,’ r> comineU étoit convenut, ,» lui rlit ri^mper;(çu|:. — « de vous assure , reprit le général #>qup sa » majesté «'est pas retenue, et que c'est par » sa propre volonté qu'elle s'est 4éci4ée à ne .» pas vous accompagner. v Hé Uien, je » veux bien re^er /idèlo à ma promessp jjUaais, »! si j'ai:de?ncKivieUe>. raisods «^c me)plalndrc ,

• jvelvû (légugSi .tleivtputjicfi, qu^ . j'ai

'U promis i », Î3 , noiJK'jibfJr. o«>mi5jii;= /it ^ uf>ll étoit onae ' hajrns,4' .et {pendant .que se fqisoient les dcraM;res dLspositioin.stpour le dés pnrtv’ >!ytapoléon , .cniuurf* .^e$. .catqmissaires '•et' de i qûelqiàBs-;UQ»i4e' >$e8i oificiecs , . ne^^^ssa i>de se plait^dre des {injustices <|unt il disoit être itj? objet. Ses accusations se portèrent .succes^ve^ nswentsüri’empereur d’Autriche, sur.l’en»pereur 'de Hussie etsur le roi de Prusse. U m,^festa dès rilors l’intention de se mettre sous la protection des Anglais. Ëntin le départ ne pouvant plus so différer , il descendit i midi dans la cour du château où étoient rangés en bataille des grenadiers de sa garde y qu’il vouloittticorc passer en ronie. Là v tout «toit préparé pour la dernière scène de son pouvoir-expirant, On aper-

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cevoit d(?$ terreur suç; ses trait» dcH',

gurés, et quelques larmes couloient .desacs yeux. Pp aittt;ftd(i?^Vs^ offdjçfts danspop profond

silenq^i, PPS.c^»A Jifi. dp^, mft i{ej^psretf^r Ifl'fiet frappoit les airs. Les vieux guja^piaii^ aopnspr-» voient Ta^ude dupXp^ççt; ipai^ilpuriânie .seipldoit.ppprcssée p^cda dpu^eufr ï^îippfe'on , s'adressait A sff JWfi âmo'i ‘

ajTOqqs no'rp ( .««id 8oa ?nt:h Irta'T Ir.v ^

( « GépéçaV’Si^^ spHS^^‘cjq^^^q|data!4P;iîiar » ''ieillejga^d(?,p j^jvp^ mfl^;adie««9je, suis , ,q9p>en^dp„yQns^,]^^pii» .yi^t, iana:<> ji ^ iiYRM?i;.^.(‘wiPHt^./t^pqwfjé^ sn^ leichew» de(, i^ila glqp-e,.,,.^,

nom iavjdenoa j nuofnot « j^Les-pnissmces alliées piiift Ipyted’fiHf)

», rope, , .qn^, J^rtipi

s* trahi sps deMMESii,^^ }« ÿ;|:wfO»cjdeTRlcdflWf «‘a iHOilqj4:aitr^;4«stii^pa.,{, gp^'p

A>’RÇ.VWs» pUpsdMr^yeaqid,r»psqntiTest^ 3^„ftdèles». j'gurpi^ pp antreiM^pir la geerre civilp, • >» ;pendant,dr9\iiSAais,;.>piai6 Ja France eû^^té » tpalheurçu^j çç qui.dlçit €Oû*^air^au but,

» queje pï^,/>uis,ipri?pp^p J» ,ol.uu . r; , : l?*:,(5.dyfiZjAdàlsqs,au npqfrcaurpi.quela France

» s’est choisi ; n* abandonnez pas cette chères • 1 * ^ '

» patrie]^ tropdpngdeiBips malheureuse,.

» ÎSe plaignez pas :mpA(»ort > Je serai topr.

■te jours h'fiu^êûi{'^dWiÿiê’ je satfïaî qtife vous'

> 3*otl>io#<fls^u ttioèlrt#; rién tté ih'eAt’^plus b^«fabîk‘!?‘'IWtti4i'jfe i«?vriu’ suite ttssé lé cKéttilii > te <4è"PhdHftfeü<'«3

(j[üë'Hôùs âvdtis'fhît. [ -^*

‘ iP'jÉf il^peWip'p^^ôùstembràsèei^ Ittui;' ’tnaîs"

» j’embi<is30 Wèt^^ftiërall'Ç'B pt’cssé’te ^né-

»* ral Petit dans scs bras. ) Qu’on apporte j#!'l’âigle, f iPpi^fla’i’algTe ihipériaW'éif ‘dit : ) y Chèirfe- ài^éV 'éëè' bâusei*i‘ fétei^JîièVnt" V .daiW lë Idiéùf dé! tbbs léé'b riVes ."''Adieu mes »''értfehsf?!dMés vâéüx'ibiii^^eèdfAiWgrfëWnV » toujours ; conservez mon souvétiir*.^ci>‘’^ll dë^i'e sU'Vnaftü â4WMrfé¥'ttiéroffîciers'qui-^’enfbiti*éht‘jWôfetéèfWéiW*ën v^Wèrë fe'éëd-'lelgl'ahd BWt'échaflv'etpt^bà là ifOute'dil'Midi. *

Telle fut la deëttièi^'làîpï^^^ktldtt'diéâA" tt^’dë'icë Kërtjy^hypocritè tt cbhiëdîèt/': elle hé' dëpUrefeit' ^ml‘'l'hiàtkïii‘è'''d'iiri'^igMiAd' hbmme. Tellé lut la fiojde- cet entpîH 'èoldsààl f qui' n’avirtV été'^gOu^ëhië' i^Uë pâr' W^idlericC et par la fraude, et dôntJè'tihëf avbil teùsii à dégOûtcf les Français de la guerre |'ét‘méme de là*‘gk>ire.' J-> «i‘^1- *sn»K>i>iui<Jtt a ,/e<uil> J’^'à ^ Dç tous les adhébens de Napoléon , les géhc* riiüx Bertrand eIS'DfttÛot forent lés'seuls qui

’4ÿo CARK>2VGÎSJE J)E 1814.

|»nreni;;]ai.jféM)Lqlion fkitse retirer avec lui à l’île d’Elbe. II étoit sous î’eBCôrte d’une partie de sa ^arde, «t pcolégér|^r des détachcraens placés de distance, en distançeuj commandés par I.«efebyre-DcsnoueUe8. Ou suivit la route du 'Boul•blûnHa^^ sans., être; tiy>ublc. Au Çîon-

traire, Napoléon reçut ides députés., et .fd^s bomma^^ et ;fut souvent salué des, çrj» de Mve ^l'empereur. Ces 'cris ;^p,j proloingère'pt jusqu’àrNevers :,il en téinoigoa /sa surprise, par ces parules-retnarnuabié^ v^i^erPitTÇéi là^p. ycau

>» ge'néral ?i» Afrivée(èr VÂUeneuvffiSurTAJU^»

sa< garde r.essafde.^’ae,eQnîpagper(,, ot^iles cuis de [ ; ràiéu

La transition fut même cruelle pour Napoléon. En traversant les provinfles: m«fidfonales »ril fut accablé des fnalcdictlonsdg lonlçs les classas d’ha bilans <11 a«rod,’même,ét41ni!rnoléfà leur vengeasice., :si les ruses les précautions; nia- ' vioieat été multipliées pour Le soustraire à leur ftH-eurt Kité'èrMlf i '4fn#r)o^? î

Aitasi fut exptdsé de la.Feance ce conquâraut d’ttne t activitéNsi ialigaate; bou0i d’prgoeil , mais tcbargéide l’pxéa'ation de Ja .terrer, qui , Je, fronts sillonné par les foudres du courroux ‘-céleste, frappé tout à coup et abattu par la fatalité , descendoit , iel.qu’un roi de théâtre ,

DI. 7 by Coosic

tlvA'É'-’Jtÿ#/'' ■>

lequel il n’aVmt pas'sù vfaircy 'in-bëe nlô<lrii'.''Par un effet de la Prondenbé^, ' lt’^'Wi* oit à sa repomm^e pour étrclivrd» Vi'^àrtlt; au burin de Thistoire, comme sil la "^Üsticfe' divine eôt marqué elle-même le' si»p-

^ fil I pv^tii s aav. v» y

■^•iehioWle midi de la France au' milicM des im- '’^i-cCàtions publiques'^ ’el déjà la 'Pitance res- "jfih-oiltf*te5 ‘prUgVès d<J ' la TUStatiratiùn s’éten- « ’dôlip4it d’tiiï b(iut dV rdyaomeà Fautre: Dans Vllleà' ef^'dàafs îes cartnpagnes; 'ôn arbonoit lës’ lis et le drapeau blanc; Les actes d’adhé- ’Sàn étdîcirt tîÉ»âk?#tt^. Dijon', 'dès le 4 avril , ^favolFfoit^ iFlàtli?r"la<’banrtièrd lVan<;a4se sur la ardîqne dû'palais des ducs de Bourgogne. ^ lÀ vilie d’AuliWi S’ét oit déclarée des premières. “ "Fàinëndîtlt qudqilès préfets cberchoient à com- '^'^Wimer l’élan nâfiônal; d’autres, tel que celui de la Somme (i) , suivoient le sentier det’lïonricHir, et donnoient le plus noble «keraple. Les ketes" 'd’adhésion furent signés avec enthousiàSmeà Amiens , et aux cris millo fois répétés dè’é'Vre le Roi ! Compïègne , Pérotmo ; Dreux ,

'tv) M. de h Tour-da-'Kn; îGboWôOb ÇJ>ttlirrsi

f.l Tr

ml- -iqiiiv-fî

'4oa CAMPAGNE DE 1814.

Reims , Senlis, Evreux et I^ngres , se hâtèrent aussi de faire éclater leur allégresse.

Dès le 6 avril, Dunkerque s’éloit déclaré : troupes de lignes , garde nationale, citoyens, tout s’étoit confondu pour arborer la cocarde blanche. A Dieppe, les signes dà gouvernement impérial avoient disparu en 'dh clin d'œil, pour faire place aux couleuKs et aux bahrrièfés de l'antique modarchief Cédant à rimjjulsion du marquis de Chaliànnes', premier aîde-decamp du roi , muni dé pléi^s jiôiivoirs dans les provinces du nord, ïe^‘hâbitanS'de l'Artois' et de la Picardie faisoiëht aussi entendre partout les cris de ! La ville de

Rouen , ‘’froffi’|)éë ^Vfetîir(iié*par des nouvelles iiiensongèîés , 'de'' i*éth{t!^ défclaï^éê qiic 'Itr 8. Le même jour* Xu^^rFé^^’éïiiWlevée ati bnd't dés cloches , ' ddi'"t!atrib6uéé“ et de la 'jhusr^ue’: hommes, féTndi’és^îlvbiént pris la ébéartfe’ sans 'tache, eé'aux '/es .'

Tîantei's’étôi't'di^élaréè'îlusS' àxec tVîitttîdôrt , le 9 avril V'él tVébnëà' lé' niaiidn Brétâ]^e, en Normandie ,^éï’‘dàhs'^d'âuti:^à’'pfôriHcei l'élan de la fékàuratioh^^àvbit *été‘,^’'peddant “qdclqucs jours ,'^com'primë',^'kbftf^ptir les tnfâ- ’dœuvrél^ dë'quéTqués foWttlbnnàit'eÿ-dâ'gô'û- ScrncniiCnt ab'attu, soit’‘^rift'^dés' disj>osit<olhs

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