‹ Histoire des CampagnesChapitre 250 sur 267 · LOUIS · texte numérisé non relu

LOUIS

Ainsi le frère de Louis XVI se présentoit avec la clémence qui promet le pardon, et avec la bonne foi qui assure l’exécution des promesses ; la royauté et la liberté alloient être unies par les mains royales de LonisXVIII. , Le même jour , le roi admit à son audience les membres du conseil d’Etat pj’ovisoirc , les commissaires aux départemens ministériel^,

les maréchaux de France , les généraux présens à Paris, et les députations des différons corps de l’Ëlat. Le sénat ayant été présenté par le grand-maître des cérémonies de France (i), le prince Talleyrand, à la tête de ce corps, adressa au roi le discours suivant :

« Sire , le retour de Votre Majesté rend » à la France son gouvernement naturel et » toutes les garanties nécessaires à son repos » et au repos de l’Europe.

» Tous les cœurs sentent que ce bienfait » ne pouvoit être dû qu’à vous-même : aussi 3> tous les cœurs se précipitent sur votre pas- » sage. Il est des joies qu’on ne peut feindre ; » celle dont vous entendez les transports est » une joie vraiment nationale. ' ‘

» Le sénat , profondément ému de ce tou- » chant spectacle , heureux de confondre ses 5> sentimens avec ceux du peuple , vient , » comme lui , déposer au pied du trône les > témoignages de son respect et de son amour.

» Sire , des fléaux sans nombre ont désolé » le royaume de vos pères. Notre gloire s’est » réfugiéé dans les camps ; les armées ont X sauvé l’honneur français. En remontant sur

(i) M. le martjuis de Dréuï-Prëié.

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