‹ Histoire des CampagnesChapitre 252 sur 267 · LIVRE XXL 5=g · texte numérisé non relu

LIVRE XXL 5=g

dans la ville y par le faubourg Saint-ticnis , que les cris repëtés de f^ive le Roi ! relentircnt dans les airs. Toutes les fenêtres, jus'qu’à celles des étages les plus élevés , étoient remplies dhommes et de femmes qui agitoient des mouchoirs blancs. Au moment oîà paroissoit la voiture royale , tous’ les' regards se précipitoient d’abord , avec amour et respect, vers le monarque, qui .saluoit la foulé* avec la plus touchante bonté ; ils s’anrétoient ensuite avec attendnssement sur la fille de nos^ rois , qu'on voyoit assise à ses côtés, et que' scmbloient émouvoir les témoignages de l’affection générale. Le.s traits de l’auguste princesse étoient empreints d’une douce mélancolie. C’étoit la fille de saint Louis qui s’avançoit au milieu des Français , parée de ses malheurs , de ses vertus , et de cette pieuse tristesse qui voiloientson front, au milieu jnéme de l’allégresse publique et de son propre triomphe.

Le cortège etitra sur' la' place Nolre-Dartte au bruit dés fanfares ,- et dur cris' mille fois répétés de ^ve le Rot ! mdnarqàérfflt’[lied à terre à la porte du temple , reçut Teau bénite et l’encens , et fut hai^gdé par lé vicaire-

général, au nom du chapitre (i). « En entrant » dans 'ma bonne ville de Paris , répondit le » Roi , mon premier soin est de venir remer* » cier Dieu et sa sainte Mère , la toute-puis- » santé protectrice de la France , des mer- )) veilles qui ont terminé mes malheurs. Fils » de saint Louis, j’imiterai ses vertus;'^*»* Arrivé dans le chœur, le roi'éé mifc*4 genoux au milieu des acclamations renowS^ées de cU'cnt les Bourbons ! ■ vive le Roil^'\i!tve la duchesse d Angoulême l Les seigneUrS’ de la cour et les autres grands personnages^ de l'Etat environnoioht'le mpnarqtiei' An wiiKou de 'cette cérémonie drttposante'^i où' yfet 'présence ’ d’un roi r-pictiié' auj^èùtoit*' W' recueillement des spectaleuns ,> les regards attendris se portoJent sur la flllo'dèi Louis XW^tp''(|0i'''/tpi‘<)8ternée humblement oK lesjyeux humideS'dc larmesl^ paroissoit un- angciplàcé'entreti'le éiel et la terre pour réconcilier. avee'> la Divînité-cette France i où tant de vertus avoièn* étélnTécs. à la persécution. ,<3n. eût dit que les bénddictionèldu ciôl planoientisor la' tête de Fiüustrc princesse v qu’à son aspect auguste , les ' dou*

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