LIVRE XXI
Le soir, la joie publique se manifesta par
une illumination universelle.
Les fers de la nation eloiïent tombes : elle
avoit reçu dans son sein l’auguste exile, seul
depositaire du salut de la France. Avec son
roi , la patrie recucilloit aussi des enfans
trop’ iong-lemps séparés d’elle , et qui s’é-
toicnt associes , sans espoir de retour, aux
inibrlgnes du 'monàrque. Tous les Français II ;. . 'j'O i' -, i fv* e..' i.,.
redevenbient membres du corps politique. ;
l'autoriVe patâaiélli^ reprehôiïson^cntpîre. Le
précipice aC ramllifiîm etdit'enfin'^omblé par
Il TlOj llli», . irif',,,) lu,,, .1114 , ;
celte sainte légitimité qui deiend les' avenues du* tidii’c’tlc Tapproebe des^ factions.
'’b'iais Yrt fô^^méni‘iâe*oel' imposant édilice n etoient encore que relevés a Ta hâte au niilieu (iM^ruines. ^'c grands déchiremens avôient
ébranle la société jusque chesses, propriétés, famirtès ,*ldt déplacé et dispéW ]%inc longue tyrannie avoi t meme 'aiiéré cette *^franchisc ' chevaleresque , ces senlimcns d’aniéhitc et dt ‘fcoîifiahce qui , jadis , àvoient forine les trkitis caractéristiques de la nation francise. C’étoît au milieu d’iinë catastrophe^ que s’opéroit la réstaurationî**’^ Que de ïbrluhes renversées',^ aVed^Celle de l’usurpateur ! que dè' villes ruinées^,' dii cl^îlTnps
dahs scs'basW :'ri-
tdnt'àvol t'été
534 CAMPAGNE DE i8i4.
ravages , de familles désolces , pleurant sur les décombres de leurs maisons , et sur les tombeaux de leurs pères ou de leurs enfans ! Que d’employés sans état et sans ressources ! Oue de guerriers arretés dans la carrière de la
gloire et de 1 ambition ! Oue de craitites à
" . K I ‘t , , I Xi .
calmer, que d’espérances à remplir ! Les uns accusoient un règne oppresseur ; d’autres , la
° lil t JJ ' P
révolution tout entière : ceux-ci trembloicnt
' Ji ;l-.
pour leurs richesses ; ceux-là , pour leur per sonne. Les royalistes, en, armes, voulojt
s’élancer dans l’arène pour le soutien d'-
f. I Ml
oui oient