‹ Histoire des CampagnesChapitre 31 sur 267 · LIVRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE XIII

terre , ce qui induisit le maréchal Soult à faire sauter le pont. En même temps , le maréchalde-camp don Pueblo Murillo repoussoit avec sa division les avant-postes français près de Navarreins , et bloquoit cette ville.

Le centre des alliés , qui , depuis le mouvement de l’aile droite , étoit resté en observation sur la basse Bidouse , avoit attaqué la veille , sous les ordres du maréchal Béresford, deux divisions françaises , dans leurs postes fortifiés de Hastingues et d’Oryergave , sur la gauche du gave de Pau , et les avoit obligées de se replier sur la tête de pont de Peyrehorade. Dès que le passage du gave d’Oléron fut effectué par l’aile droite , les généraux Hill et Clinton se portèrent en avant vers Sauveterre et Orthès.

Ainsi , le centre et la droite de l’armée de Welli^glon , après avoir passé cinq rivières, et avoir forcé toutes les positions , mettoient l’armée française dans la nécessité d’en prendre une plus forte encore. En effet , dans la nuit du i3 au 24 , le maréchal Soult retira ses troupes de Sauveterre , et après avoir détruit tous les ponts , il établit son armée devant la petite ville d 'Orthès , située sur le penchant d’une colline , au pied de laquelle coule le

gave de Pau; les troupes, couronnant les hauteurs qui sont à proximitë de la rivière , en rendoient le passage plus difficile encore.

Une bataille décisive étoit inévitable. Wellington la désiroit pour marcher à la conquête de Bordeaux et de Toulouse. De son côté , le maréchal Soult sentoit la nécessité d’une action générale , pour s’opposer à une invasion menaçante, et conserver ses magasins sur l’Adour.

Les colonnes d’attaque de l’armée alliée se mirent en mouvement dans la matinée du 26. Le lieutenant-général Staplelon-Cotton passa le gave de Pau près du pont détruit de Bareux , tandis que le maréchal Béreslbrd , avec la plus grande partie des colonnes du centre , passoit au-dessous de la jonction des deux gaves , et suivoit la grande roule de Peyrehorade sur la droite de l’armée française. Le lieutenant-général Hill , se dirigeant par la route de Sauveterre , occupa les hauteurs en face d’Orthès. Le 27 , à quatre heures du matin , la diane se fit entendre dans toutes les positions où bivouaquoit l’armée française. Les troupes prirent les armes ; la première division remplaça la deuxième qui étoit d’avant-garde , et l’armée prit son ordre de bataille. • .

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