‹ Histoire des CampagnesChapitre 33 sur 267 · LIVRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE XIII

taque au village de Saint-Blois. Sans s’arrêter à d’inutiles canonnades , le maréchal Béresford va droit au village , et s’en empare de vive force , malgré une vigoureuse résistance de la part des troupes du général comte Reille. Le .village est pris et repris plusieurs fois : forcés par le nombre , les Français se replient e^ ordre , et conservent même les hauteurs. Là le terrain se trouve tellement resserré , que les colonnes d’attaque ne peuvent se déployer pour les emporter. Tous les efforts de la brigade portugaise du général Vasconcellos et du major-général Ross deviennent inutiles ; les troupes françaises montrent autant d’intrépidité que de sang-froid. Les soldats tomboient en conservant leurs rangs : l’action devenoit meurtrière , et la victoire étoit balancée.

Wellington , s’apercevant qu’il est impossible de tourner l’armée française par sa droite sans étendre excessivement et affoiblir la ligne de bataille , change aussitôt son plan d’attaque. Il fait avancer sur-le-champ la troisième et la sixième division , avec une brigade de la division légère , et ordonne d’aborder avec impétuosité la gauche de la hauteur sur laquelle étoit placée l’aile droite du maréchal Soult : par là le centre de cette armée se

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trouve bientôt compromis malgré la résis-^ tance opiniâtre des Français ; et ce mouvement décisif, soutenu par les attaques simultanées des autres colonnes , donne bientôt la victoire à Wellington.

Déjà le général Hill trompant la vigilance* du général Clauzel, qui lui étoit opposé, avoit forcé le passage du gave au-dessous d’Orthès , et s’étoit rendu maître de la route de Pau. Ne pouvant plus arrêter les progrès de l’ennemi, le général Clauzel réunit ses divisions, rallie les fuyards , se retire sur les hauteurs , et prend position derrière le centre. Alors le général Hill , jugeant l’état de l’action , se porte rapidement avec la deuxième division d’infanterie et la cavalerie du général Fane , sur la grande route d’Orthès à Saint-Sever, manœuvrant ainsi sur la gauche des Français, dans l’intention de leur couper la retraite.

Cependant la bataille continuoit encore avec le meme acharnement; et, malgré leurs nombreux bataillons , les Anglais n’avoient pu emporter les positions de la droite et du centre. Mais le sang couloit de plus en plus. Wellington employant toutes ses réserves l’emplace les colonnes ébranlées par de nouvelles masses . .Du coté des Français, le général Bechaud est

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