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tans de se rendre. Ceux-ci , sans forces réelles ,• soutinrent qu’ils étoient en état de défense. Tel fut l’effet de leur énergie , que les alliés coasentirent à ne pas occuper la ville , pourvu qu’elle fournit à tous leurs besoins.
Cette espèce de capitulation étoit observée avec loyauté de part et d’autre lorsque parut l’avant-garde de Napoléon; elle délogea d’abord l’ennemi, qui tenoit position en avant d’Epernay avec trois mille hommes. Ce corps se mit aussitôt en retraite sur Vertus , après avoir fait sauter le pont, mais avec tant de hâte et si incomplètement, que des ouvriers furent requis pour en achever la démolition. A peine virent-ils approcher les tirailleurs français, qu’ils prirent la fuite. Le 17 mars, Epernay reçut avec transport l’armée et la garde impériale, formant environ quarante mille hommes. Napoléon étoit à leur tête. Scs marches et contre-marches, et le voile épais qu’il jetoit sur les événemens politiques et militaires, abusoient tellement les peuples de la Brie et de la Champagne , que , partout où il portoitses pas, on le croyoit vainqueur et poursuivant les vaincus. Aussi fut-il accueilli avec des acclamations de joie par les habitaos
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d’Epernay , qui se crurent délivrés pour foiï-^ jours de la présence de l’ennemi.
Cependant, le prince de Schwartz enberg,' instruit, le i4 mars, de la défaite du corps d’armée du général Saint-Priest , et de l'occupation de Reims par Napoléon, avoit suspendu son mouvement offensif. Le lendemain, il reporta son quartier-général à Arcis-sur-Aube ,• dans l’intention d’y rassembler les différens corps de son armée qui avoient passé la Seine ; ils commencèrent leur retraite le 17. Le jour suivant, le généralissime reçut du général Kaisaroff, qui éclairoit l’armée avec les cosaques, l’avis certain que Napoléon marchoit d’Epernay sur Fère-Champenoise.
Il prit aussitôt la résolution de se lier, par Châlons , à l’armée du feld-maréchal Blucher ; mais il n’étoit plus temps. Châlons se trouvoit occupé par le maréchal Ney. Un nouveau rapport du général Kaisaroff annonça que la cavalerie de Napoléon , commandée par lé général Sébastian! , avoit culbuté les cosa-; ques près de Fère-Champenoise , et que Napo-‘ poléon s’avançoiten force vers Arcis-sur-Aube par Plancy. D’autres rapports firent connoître également que des corps français marchoient dans la même direction , par la route de Châ-