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LIVRE XIV

force numérique. Le combat continua' dans Villefranche même ; le maréchal Augereau fot un moment entouré par la cavalerie autrichienne , et dégagé presqu’aussitôt par le général Digeon à la tête des cuirassiers qui protégeoient la retraite. Elle s’elFectua dans la nuit même sur Limonet près de Lyon. Des deux côtés , cinq à .six cents hommes étoient restés sur le champ de bataille.

L'armée autrichienne , poursuivant ses avantages , se porta en force le lendemain , par la route de Beaujeu , sur l’aile gauche de l’armée française , tandis qu’une division attaquoit vivement le front de la ligne. Iæ maréchal Augereau avoit prévu le mouvement de l’ennemi , en garnissant sa gauche qui tint en échec les deux divisions du général Blanchi , ce qui permit au général Pannetier d’effectuer sa retraite dans le plus grand ordre.

Le 18 au soir, toute l’armée avoit pris position à Limonet. La journée du ig se passa d*un côté en préparatifs d’attaque , et de l’autre en dispositions pour recevoir la bataille.

1j& droite de l’armée française , formée par la division Pannetier, occupoit Dardilly ; le

centre , commandé par le général Meusnie r ,

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étoit posté à Limonet en avant du faubourg de Vaise , et le général Digeon , avec la gauche , défendoit la route de Tarare. Le 20 mars , à la pointe du jour, le maréchal Augereau , s’étant porté sur la ligne de l’ennemi pour faire une reconnoissance générale , se vit immédiatement attaqué sur tous les points.

L’armée autrichienne montra quarante ipille hommes , dont treize mille de cavalerie , et soixante pièces de. canon. La lutte étoit inégale : en peu de temps la position de Limonet fiit tournée le long de la Saône ; celle de DardiUy étant déflanquée , le général Pannetier l’abandonna également. Le général Digeon tint plus long-temps à Latour et à Grange- Blanche , opérant ensuite sa retraite en bon ordre.

Vers deux ou trois heures l’armée en retraite fut acculée au faubourg de Vaise ^ couronnant les hauteurs. Lyon offroit un aspect désolant.

Décidé à défendre la position de la Duchère, le maréchal Augereau y reçut le choc de l’ennemi , et y fut long-temps exposé de sa personne au feu des Autrichiens. Dans cet instant critique le général Digeon exécute plusieurs charges brillantes , prend dix pièces de

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