IVRE XV. i
mouvement se combinoit avec celui d’une partie de la cavalerie légère détachée sur la grande route de Chaumont à Vcsoul , nonseulement pour tenter de se saisir du comte d’Artois, mais encore de l’empereur d’Autriche. Prévenu du danger à Bar-sur-Auhe , ce monarque fit, dit-on, treize lieues à cheval en toute hâte , escorté par sa cavalerie d’élite , pour gagner Châtillon-sur-Seine , évitant ainsi de tomber dans les coureurs du général Piré. De là il fit son entrée à Dijon où il reçut les clés de Lyon , et fut rejoint par tous le» membres du congrès.
C’est ainsi qu’en perdant de vue la guerre , pour ne s’occuper qu’à poursuivre les proies qui lui échappoient , Napoléon alloit se laisser enlever Paris et l’empire.
N’ayant reçu , pendant toute la journée dn 26 mars , aucun avis certain sur la marclic et la force de l’ennemi , qu’il supposoit toujours suivre les traces de son armée , il expédia un aide-de-camp du prince de Wagram au maréchal duc de Tarente , qui formoit l’extrême arrière-garde , et qu’on savoit avoir été attaqué le matin à son passage à Saint-Dizier. L’aide-de-camp étoit chargé de prendre auprès du maréchal des renseignemens positifs
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sur la force que l’ennemi avoit montrée , et ? dans le cas où foute l’armée alliée auroit paru , de faire connoître que l’intention de l’empereur rioil d’en venir à une action générale. Maître des communications avec les villes voisines , telles que Brienne , Bar-sur-Aube et Chaumont , et pouvant d’ailleurs choisir son champ de bataille , Napoléon ne doutoit pas du succès. L’aide -de -camp trouva le duc de Tarente un peu au-delà de Vassy , et il reçut du maréchal l’information qu’au moment de sortir de Saint-Dizier, l’ennemi avoit montré environ dix mille chevaux et cinquante pièces de canon en position près de Hoiricourt, sur la rive droite de la Marne; que de là cette artillerie avoit foudroyé d’une rive à l’autre les troupes en marche sur la route de Saint Dizier à Vassy, route qui longeoitla rivière l’espace d’une demi-lieue G’étoient les dix mille chevaux de Wenzingerode et de Czernichefî, chargés d’observer les mouvemens de Buonaparte. Le maréchal Macdonald ajouta que , depuis cette première attaque , il n’avoit vu seulement qu’un petit nombre d’escadrons suivre l’armée. Voulant recueillir une ’ plus grande masse de lumières , l’aide-de-camp se rendit auprès des généraux Milhaud et Lhé-