XXIII. M. V. DXV IN PAGE DEP
« Léon et Pétronie à Paul, leur fils chéri, qui vécut vingt-trois ans cinq mois quinze j ours, déposé en paix . »
Au lieu de laisser le soin de leur sépulture à leurs parents ou à leurs amis, souvent ils préparaient euxmêmes leurs tombes, dont ils indiquaient le lieu et la forme. Rien n'est plus commun que les inscriptions relatives à cet usage et dont je vais donner seulement quelques modèles :
Au cimetière de Saint-Callixte :
MARCELLA. SE. YIBA. FECIT SIBI.
(( Marcelle, de son vivant, s'est fait à elle-même cette tombe. »
COXSTANTIA FECIT SIBI YIVA LOCYM,
(( Constance s'est fait à elle-même, de son vivant, ce locuius. »
Au cimetière de Saint-Cyriaque :
BONIFATIA SIBI, ET COMPARI SVO
JVSTINO BENEMERENTl FECIT QYI
BIXIT A>:NI3 LXY. ET FECIT CYM
COMPARI SYO AXNIS XYI.
(iBonifatia a fait cette tombe pour elle et pour son
mari Justin, bien méritant, qui vécut soixante-cinq ans, et avec son épouse seize ans. »
Au cimetière de Sainte-Priscille :
VRBICV3 SE BIBV FECIT CVil COMPARE S VA
« Urbicus, de son vivant, s'est fait cette tombe avec son épouse. »
La piété de nos pères allait encore plus loin : tout pauvres qu'ils étaient, ils ne craignaient pas d'acheter au prix de leur labeur ou de leurs aumônes le bonheur d'être inhumés auprès des martyrs.
Au. cimetière de Saint-Gallixte :
FORTVNATVS SE VIVO SIBI FECIT VT CYM QVIEVERIT IN PACEM l.\ >P<C
LOCYM PARATVM HA
FLIVS DYLCISSIMVS DE