‹ Histoire des catacombes de RomeChapitre 108 sur 172 · XIV TRIBVNICIA POTESTATE XVII · texte numérisé non relu

XIV TRIBVNICIA POTESTATE XVII

S. r. Q. R. QVOD. EJVS DVCTV. AVSPICIISQVE

GENTES. ALPINjE. OMNES

QVyE. A. MARI. SVPERO. AD. INFEP.VM

PEUTINEBANT. SVB . IMPERIVM

POP. ROMANI. SVNT. REDACT^B

0° Peu après le règne d'Auguste, alors que Rome est devenue la ville de l'univers, les inscriptions privées perdent de leur élégante simplicité ; on y trouve de nombreux Darbarismes. Les marbres de Pise sont des témoins irrécusables de l'imperfection du langage populaire au beau siècle d'Auguste. Quant aux inscriptions publiques, elles conservèrent longtemps, surtout à Rome, quelque chose de leur majesté et de leur pureté primitives. Exemple :

DIVO. NERViE. TRAJANO. PARTHICO ET. DHM:

PLOTlNiE DIV. TRAJANI PARTHICI VXORl IMP. C.ÏSAR. TRAJANVS. HADRIANVS AVGVSTVS PONT. KAX, TB. P. COS. III. PARENTIBVS SVIS

6° Le digamma F indique l'époque de Claude et les temps postérieurs jusqu'au commencement du quatrième siècle.

7° Les noms en ens, enis commencent après les Antonins.

8° L'indication des tribus marque les époques antérieures à Constantin.

9° Les accents accusent le siècle d'Auguste et l'époque suivante.

dO° L'absence de surnom à un personnage illustre dénote la première époque.

H° Le point en forme de triangle est postérieur à Auguste.

12° L'absence de prénom pour les femmes indique l'époque d'Auguste à Domitien inclusivement.

13° La qualité àe vir perfectissi77nis, \.v., date de Marc-

Aurèle ; celle de procurator ■prixsatarum rerum, p. p. r., de Septime Sévère ; celle de vir darissîmus, v. c, donnée aux sénateurs, de Tibère ; aux préfets du prétoire, d'Alexandre Sévère.

14° Les sacrifices au dieu Mithra, le CrioboUum, le Tauroholiuri'i, rappellent Tépoque de Commode.

15° Le mot divus, dans les inscriptions impériales, annonce que le monument est postérieur à la mort du prince auquel il est dédié. Rome ne connaît qu'une exception à cette règle ; c'est l'inscription de l'Arc de Titus. Il en existe plusieurs dans les provinces : la flatterie n'attendait pas toujours la mort des maîtres du monde pour faire leur apothéose.

16° Les inscriptions païennes trouvées dans les Catacombes, et qu'on appelle opisthographiques parce qu'elles sont écrites des deux côtés de la table de marbre ou de pierre, sont contemporaines à l'ère des persécutions et même antérieures. A partir de la paix de l'Église, les chrétiens ne furent plus dans la nécessité d'employer les débris des monuments païens pour élever les tombes à leurs frères .

17° La grande règle pour connaître l'âge des inscriptions, comme pour Jes interpréter, c'est d'en voir beaucoup, de les comparer entre elles, d'en étudier les caractères, le style, la forme, la contexture, sous la direction d'une personne expérimentée.

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