C. XXV
2 Machab., lib. XIII, c. x.
cordent à dire qu elles signifiaient la récompense promise au juste, vainqueur dans les luttes de la vie*. Enfin, Tapôtre saint Jean n'avait-il pas appris aux chrétiens à se servir de cet emblème, en leur montrant les martyrs debout, devant le trône de l'Agneau, avec des palmes à la main ^?
Aussi, rien n'est plus commun dans les Actes des Martyrs, dans les monuments primitifs et dans les écrits des Pères, que cette expression : la palme du •martyrp., obtenir la palme du martyre^ arriver à la palme du martyre ^.
Les chrétiens étaient donc parfaitement fondés et parfaitement sûrs d'être compris, si pour désigner un martyr ils gravaient une palme sur satombe. Ce signe, l'ont-ils réellement employé? L'Église a-t-elle reconnu et reconnaît-elle la palme comme un témoignage irréfragable du martyre? Telles sont les deux questions qu'il faut maintenant examiner.
Que les premiers fidèles se soient servis de la palme pour désigner les martyrs, la preuve en est qu'ils ne l'ont pas gravée indistinctement sur tous les loeuli de la Rome souterraine, que même le nombre de ceux qui en sont marqués est comparativement très-restreint. Pourtant, si la palme n'avait signifié que la victoire non sanglante des justes dans les combats ordinaires de la vie, on devrait la trouver sur un grand nombre de tombes dont elle est absente, et ne jamais la rencontrer sur d'autres qu'elle orne de sa glorieuse présence.
1 PAi/. allegor. leg., lib. II. — Cornel. a Lapid., in Ezech.,