C. XLI
2 Stantes ante thronum el in coiispectu Agni, amicti stolis albis et palmœ in manibus eorum. — Apoc , c. vi, 9.
3 BOLDETTI, lil». I, c. XLTII.
Ainsi, elle devrait, d'une part, être toujours absente de la tombe des petits enfants, et, d'autre part, orner les innombrables locuU des adultes, c'est-à-dire de nos héroïques aïeux, modèles accomplis de toutes les vertus. D'où vient néanmoins qu'elle marque la tombe de jeunes enfants incapables encore, par leur âge, des luttes méritoires de l'existence? D'où vient que des myriades de loculi, dépositaires de fidèles d'un âge mûr, en sont privés et ne portent d'autre témoignage de la sainte vie et de la précieuse mort du défunt que ces deux paroles : In pace ; un tel dans la paix?
Comment les parents, les amis de ces admirables chrétiens, si fidèles à déclarer dans de touchantes inscriptions et leurs tendres regrets et la religieuse sépulture qu'ils ont eux-mêmes donnée à leurs bienaimés défunts, outils négligé de recommander à Testime de la postérité ceux qui leur étaient si chers, en privant leur tombe du signe distinctif de la victoire et du triomphe? Qui pouvait les empêcher de leur rendre ce devoir de charité et même de justice? Quelque minutes et le premier morceau de fer, de bois, de pot cassé, suffisaient pour cela. Si pressés et si pauvres qu'on les suppose^ comment admettre que ces moyens leur manquèrent presque toujours?
Cependant, malgré tant de motifs et tant de facilité, ils ne l'ont pas fait. Il faut donc en conclure qu'à leurs yeux la palme n'était point un signe facultatif, mais bien l'emblème réservé d'une victoire plus excellente que toutes les victoires spirituelles, l'emblème d'une victoire effective, réelle, extérieure; en un mot, de la victoire par excellence, la victoire du martyre ^.
' Dunque è duoiio affermare che presso di loro la palma dino-
Une seconde preuve vient à l'appui de la précédente. L'illustre gardien des Catacombes, Boldetti, a remarqué que la palme se trouve plus fréquemment dans les cimetières voisins du Tibre. Cette particularité, dont la science archéologique ne saurait rendre compte, s'explique d'elle-même en admettant que la palme est le signe distinctif du martyre. En effet, on conçoit sans peine que les chrétiens ont dû transporter dans les Catacombes les plus rapprochées leurs frères noyés dans le Tibre ; et l'histoire nous dit que le nombre en fut grand. Mais leurs tombes ne pouvaient être signalées par le vase de sang, puisqu'il n'y avait point eu de sang répandu. Delà, sans aucun doute, la multiplication de la palmé dans les galeries dont il s'agit ^.
Un dernier témoignage complète la démonstration. Des tombes qui sont certainement des tombes de martyrs, puisque l'inscription en fait foi, n'ont d'autre signe distinctif que la palme.
En voici quelques-unes :
tasse altra cosa molto maggiore e più eccellente che la sola vittoria spirituale ed interna, e che per questo motivo si astenessero di effigiarvela, senza lasciarsi indurre o dall' afTezione deî sangue o dalle leggi d'una eccedente amicizia a concederla a chi perfettamente non se l'avea meritata con la sicurezza di vera, effettiva e reale vittoria esterna per mezzo del consiimato martirio. — Boldetti, lib. I, c. xlyiii, p. 260. 1 Boldetti, lib. I, c. xliv, p. 335.