DECREVIT
H. HELVIVS. AGFilPPA. PATER
HONORE. VSVS
IMPEKSAM REMISIT.
<' Marco Helvio, Marci filio, Marci nepoti Sergio, Agrippœ filio, huic ordo splendidissimus Romulensium impensam funeris, statuam, locum sepulturse decrevit : Marcus Helvius Agrippa pater, honore usus, impensam remisit. »
6° Les inscriptions funéraires. Placées sur les mausolées sur les sarcophages, sur les marbres, sur les ollœ des colombaires, elles sont les plus nombreuses, et méritent l'attention spéciale du voyageur. C'est en les étudiant qu'il apprendra surtout à distinguer le style, la contexture, le cachet païen delà forme chrétienne, et qu'il arrivera, sans peine et sans crainte d'erreur, à cette conclusion fondamentale, que nos Catacombes ne contiennent aucun monument païen. Or, les inscriptions funéraires des anciens Romains sont de deux sortes : les unes simples et communes, les autres d'une contexture singulière et accompagnées de détails sur le droit de sépulture, sur l'inviolabilité du tombeau, etc., etc.
Toutes commencent à peu près invariablement par la formule solennelle : D. M., Dis Manibus ; ou D. M. S., Dis Manibus sacrum; ou D. 1. M., Dis inferis Manibus. D'ordinaire cette formule est seule ; quelquefois on la trouve accompagnée de ces mots : qvieti .etern^, perpetv^ secvri- TATi, ou D. S., Dis secuis. Le nom du défunt, sa filiation, ses qualités, les regrets qu'il laisse, le nom de ceux qui lui ont élevé sa tombe, ses années de mariage, son âge, le jour précis de sa mort, sont marqués avec soin. Il faut cependant remarquer que sur les tombes chrétiennes le jour de la mort et celui de la sépulture sont notés avec une exactitude plus religieuse encore. La raison en est dans Tusage où furent, depuis les premiers siècles, nos pères dans la foi de prier pour les morts au jour de leur anniversaire, ainsi que nous l'apprenons de Tertullien. Citons quelques exemples :
AVRELI^. SPENIS. T. L.
MESIVS HERMEROS. CO
JVGI. CAP.ISSIME ET INCON