‹ Histoire des champignons comestibles et vénéneuxChapitre 137 sur 171 · LYCOPERDON GIGANTESQUE. LYCOPERDON GIGANTEUM · texte numérisé non relu

LYCOPERDON GIGANTESQUE. LYCOPERDON GIGANTEUM

Lycoperdon giganteum. Batscii. Fung. t. 165. Pers. Syn. 140.

DC. Fl. Fr. 712. — Lyeopcrdon bovista. Bull. Champ.

Cette espèce est très-volumineuse , d’une forme arrondie , presque sphérique , blanche dans sa jeunesse , puis d’une couleur cendrée ou roussâtre , couverte d’écailles éparses , fendillée en aréoles vers sa partie supérieure. Sa chair, d’abord blanche, ensuite d’un jaune verdâtre ou d’un gris brun , se convertit en une masse de poussière de couleur bistrée qui n’occupe à peu près que la moitié du péridium ; le reste est une substance spongieuse avec laquelle on peut faire une espèce d’amadou. On l’appelle , en France, grande vesse de loup, et, en Italie, peto di lupo

On rencontre ce lycoperdon , en automne , dans les friches , dans les pâturages , surtout dans le voisinage des anciennes forêts. Il égale dans ses dimensions moyennes la grosseur de la tête d’un homme. Une racine très-grêle fixe au sol cette masse considérable , qui devient quelquefois le jouet des vents et roule sur la terre comme une boule.

Lorsque cette espèce est jeune, sa chair, d’une couleur blanche, a un goût de champignon ordinaire. On la mange, dit-on, en Italie ainsi que l’espèce suivante. On les coupe par fragments ; on les passe à l’eau bouillante , puis on les fait frire avec de l’huile, en y ajoutant l’assaisonnement ordinaire. (Plenck, Bromatologia , p. 88.)

Il est possible que ces plantes ne soient point nuisibles dans leur premier développement ; mais elles sont , à coup

sûr, d’un usage pernicieux lorsque leur substance devient grisâtre et commence à se ramollir. Dans tous les cas , c’est un aliment dont il faut se défier.

Page 1