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IV

Chapelle papale dans la basilique Valicane pour la fête de la Chaire de smnf Pierre, le 18 Janvier.

L'institution de cette Chapelle remonte au pontificat de Paul IV. Ce Pontife, animé d'un saint zèle contre les opinions luthériennes, et voulant protester contre les fausses assertions des sectaires , publia, le 23 Janvier 1557, un décret par lequel il ordonna que

{ 216) la fÊte de la Chaire de saint Pierre à Rome^ tombée en désuétude dans plusieurs églises^ serait célébrée dans toute la chrétienté^ le 18 Janvier^ comme Fêtait celle de rétablissement de la Chaire du même Apôtre à Antioche^ lé 22 Février; mais la bulle /r)e/]fa- Mis du même Pontife^ qui prescrit avec plus d'autorité encore cette fête en Thonneur de saint Pierre^ ne fut publiée que dans le consistoire du 14 Janvier 1558. L'établissement de cette fête dans toute la chrétienté fut l'origine de cette Chapelle papale^ tenue d'abord dans la chapelle des palais apostoliques^ célébrée aujourd'hui dans la basilique de Saint-Pierre.

Le Cardinal-Archiprêtre de cette basilique^ ou un autre Cardinal-Prêtre ou Évêque^ chante la messe ce jour-là en Chapelle papale. Autrefois le dernier Cardinal de l'ordre des Prêtres célébrait les saints mystères^ et chaque année le bref pontifical qui permettait à ce Cardinal de dire la messe au maitre-autel de Saint- Pierre^ appelé autel Papal ou autel de la Confession ^ comme on le sait y était appendu à une des colonnes du baldaquin. Les Papes peuvent seuls célébrer la messe sur les autels pontificaux ou privilégiés des basiliques. Quoique Pie VI ^ par son bref du 20 Décembre 1775^ ait désigné le Cardinal-Archiprêtre pour officier ce jour-là , l'expédition du bref ne s'en fait pas moins toutes les années. Pendant la vacance du siège ^ le bref dont nous parlons ne pouvant être expédié^ on place un autel portatif devant l'aiftcl Papal.

Benoît XIV permit aux Évêques assistants au trône, en vertu d'une disposition particulière, de célébrer la messe une fois Tannée sur l'autel Papal de la basilique de Saint-Paul hors-des^ mursj le jour de la Commémoraison de ce glorieux Apôtre. Nous rappellerons ici qu'à Sainte-Marie-Majeure , outre l'autel Papal principal, il en existe un second dans la chapelle del Presepto, appelé aussi du Saint-Sacrement, en vertu d'un privilège de Sixte- Quint, qui fit construire cette chapelle. C'était là que les Papes chantaient matines la nuit de Noël, comme le fit de notre temps Léon XII. Quoique cet autel ait été déclaré papal, le

( 217) Chanoine Bénéficier y célèbre la messe conventuelle pendant Poetave du Corpus Domini.

Les Cardinaux et les autres dignitaires qui assistent aux cérémonies pontificales se réunissent dans la chapelle de la Pitié , qui^ à l'aide de tentures de damas rouge qui en dérobent la vue, sert de salle de Parements. Dans la pièce contiguë, le Pape dépose son chapeau et Fétole, et il prend la falda; on le revêt de la chape d'argent dans la chapelle , et on lui met la tiare. Précédé et accompagné par les personnages que nous avons fait connaître^ et porté sur la sedia^ il sort de la chapelle^ et se dirige vers l'autel Papal. Le chapitre de Saint-Pierre , les Bénéficiers et Clercs bénéficiers, reçoivent le souverain Pontife au sortir de la chapelle. Les Chantre» entonnent aussitôt l'antienne Tu es Pelrus, Après avoir adoré le Saint-Sacrement, exposé dans la chapelle de ce nom, le Pape, arrivé au pied du mattre-autd, trouve Je Cardinal-Célébrant, avec lequel il commence l'introït. Après la récitation du psaume. Sa Sainteté se rend à son trône, placé devant la chaire de Saint-Pierre, en face l'autel : comme à la chapelle Sixtine, le Cardinal le plus ancien de l'ordre des Prêtres et les deux premiers de celui des Diacres , le Prince assistant et le premier Maîtres des cérémonies , occupent leurs places ordinaires sur le palier du trône; les Patriarches^, les Archevêques et les Évèques, s'asseoient sur la première marche la plu» rapprochée du Pape; les magistrats romains sont placés à droite, sur la troisième marche ; les Avocats consistoriaux au-dessous; et, du côté opposé , c'est-à-dire , à gauche , se placent le Doyen de la rote et les deux Camériers secrets; sur Favant-dernière marche antérieure s'asseoient les Auditeurs de rote, le Maître du Sacré- Palais, les Clercs de la chambre, les Votants de signature, les Abréviateurs ; sur les marches de l'autel sont assis les Camériers secrets participants et honoraires , les Chapelains secrets et d'honneur, les Clercs secrets, les Chapelains du commun, les Adjudants de chambre , enfin les Bussolanlù

11 faut remarquer que toutes les fois que la Chapelle papale

( 218 ) se tient dans la basilique Saint-Pierre , le Ghanoine-Âltariste prend place sur les mêmes marches de lautel , avant le fdus digne des Camériers secrets. Le Sacré-Collége , les Prélats et dignitaires , prennent, sur des bancs disposés dans le presbytère^ les places qui leur sont assignées^ dans Tordre que nous avons fait connaître. Le Maître du Sacré-Hospice se place au pied de la chaire où doit se faire entendre Forateur de cette Chapelle. D'après une concessîoD de Pie YI y regardé comme le restaurateur de Y Académie ecclésiastique^ c'est un membre de cette académie qui^ ce jour-là^ prononce le discours ^ et publie Tindulgence de trente ans. Les Gardes-Nobles et les Suisses forment la haie autour de l'enceinte ; des détachements d'élite de la garde civique et de la troupe de ligne occupent leur place ordinaire dans la nef. Dans les tribunes réservées^ et placées autour de l'autel et du presbytère y prennent place le corps diplomatique, les princes romains et les personnes de distinction. Le cérémonial de cette Chapelle est le même que lorsqu'on la tenait dans les palais apostoliques^

Après la messe, le Pape descend du thkie , et va se placer au pied de l'autel; un Chanoine de la basilique, Ëvèque assistant, lui présente à lire l'oraison Ànte oculos "^^ et tandis qu'un antre chanoine, également Évèque assistant, tient la bougie, les Cardinaux récitent, à genoux devant leurs bancs respectifs , la même oraison. Après avoir ainsi prié au pied de Fautel , le Pape^ accompagné de son cortège , remonte sur la sedia^ revient à la chapelie de la Pitié, où il dépose la chape; précédé de la croix, du chapitre de Saint-Pierre , et suivi par les officiers de sa maison , il rentre au palais du Vatican. Léon XII, en 1829, vouhit, pour satisfaire sa piété, célébrer lui-même une messe privée sur l'autel

* Cette oraison est extraite d'une ancienne messe que le cardinal Bona { Mer, lit.) nous a conservée. Urbain VIII a accordé .une indulgence plénière à tons ceux, qui réciteraient cette oraison en visitant le tombeau des saints Apôtres , aux fêtes de notre Seigneur , de la Trinité , de la sainte Vierge , de saint Pierre et de saint Paul , de la Toussaint , et chaque vendredi du mois de Mars. Dans les autres jours de Vannée , l'indulgence que Ton gagne en visitant la basilique de Saiut-Pierre n'est que de sept ans et autant de quarantaines. (^N. du T.J

( 2ig ) de la Chaire du Prince des Apôtres ; il assista ensuite à la Chapelle papale y entouré de tous les dignitaires de sa cour , dans la basilique.

Chapelle papale pour la Purificalioa de la sainte Vierge , le 2 Février. — Bénédiclion el distribution des eierges ; Procession. — Te Deum apr^ la messe.

La procession que l'Église fait dan» ce jour a une origine un peu moins ancienne que la fête elle-même» Le pape saint Gélase L"^ élu en 492; établit à Rome la fête de la Purification ^ que Ton célébrait depuis long-temps en Orient ^ voulant substituer ainsi aux superstitions païennes une fête chrétienne qui effaçât Forigine des anciennes Lupercales. Le pape saint Serge ^ éhi en 687;^ ins* titua la procession ; qui se rendait de Saint-Adrien à Sainte-Marie- Majeure ^ à laquelle le Pontife ^ le clergé et le peuple assistaient, tenant des cierges bénits et allumés. Ce rit a continué d'être en usage dans toute l'Église.

Ce n'est que depuis 1839 que cette cérémonie est célébrée dans la basilique Yaticane. Elle l'était précédemment dans la chapelle du palais apostolique; mais Grégoire XVI ^ voulant se rendre au vœu qui lui était exprimé , et faciliter aux étrangers l'assistance aux cérémonies romaines , décida qu'à l'avenir on la célébrerait dans l'église de Saint-Pierre , où l'on observe les mêmes dispositions que nous avons déjà fait connaître. Les pères Pénitenciers assistent à la cérémonie ; ils se placent à droite du trâne y sur le banc des Évêques non assistants. Les quatre Prélats di ^fcA^//i se placent -derrière le banc des Cardinaux-Diacres, avant les Protonotaires apostoliques. Le souverain Pontife arrive , porté

( 220 ) sur la sedia^ en chape et (:lole rouge, couvert de la mitre d'or; après la Septuagésime , Tétole est violette et la mitre d'argent. Les Cardinaux rendent l'obédience au Pape, assis sur son trône, et revenus à leurs bancs, ils se revêtent des habits sacrés de leurs ordres. Les Cardinaux-Diacres portent leur chasuble repliée par devant ; ils ne mettent la dalmatique que dans les grandes fonctions pontificales; tous portent la mitre blanche. Les deux derniers Cardinaux-Diacres vont occuper sur le trâne la place des deux premiers Cardinaux assistants , jusqu'à ce que ces deux derniers aient revêtu la chasuble à la diaconale , et qu'ils aient repris leur place ordinaire. Les Patriarches, Archevêques, Évèques, et les Abbés mitres , portent leur chape violette et leur mitre de toile blanche; les pères Pénitenciers, leur chasuble violette; les Auditeurs de rote, les Clercs de la chambre, les Votants de signature et les Abréviateurs , la cotte et le rochet.

On a disposé^ à gauche de l'autel, dans des caisses , les cierges à bénir; sur l'autel sont placés d'autres cierges, garnis de pierreries de diverses couleurs, de franges d'or et de soie, ornées des armes du Pape. Le Prélat-Sacristain , en chape violette, accompagné du Diacre et du Sous-Diacre d'office, portant, le premier 1 aube et Fétole , le second l'aube et le cordon ^ se mettent à genoux sur les marches de l'autel : le second Mattre des cérémonies leur donne trois cierges , placés sur l'autel ; le -plus petit d'entre eux doit être tenu par le Pape à la procession , à l'évangile et à l'élévation ; celui-là est remis au Prélat-Sacristain ; les deux autres au Diacre et au Sous-Diacre. Il se rendent ensuite au trône, se mettent à genoux sur la plate-forme, et tiennent les cierges élevés. Le Pontife commence les prières; il bénit les cierges qui lui sont présentés , ceux qui sont restés sur l'autel et ceux qui sont dans les caisses, et les encense du haut de son trône. Les prières terminées, le Gouverneur présente au Cardinal-Doyen, qui s'est rendu avec lui sur le palier du trône, lc« trois ciei^es^ que le Doyen du Sacré-Collége offre au Pape l'un après l'autre, en baisant chaque fois le cierge et la main de Sa Sainteté. Le

( 221 ) Pontife les remet au Cardinal-Diacre assistant , qui les passe au premier Maître des cérémonies; ce dernier en remet un au Prince assistant, qui le garde pour s'en servir pendant la fonction; le plus petit est remis au Camérier secret échanson , qui le porte quand le Pape ne le tient pas. Un Clerc de la chambre recouvre les genoux du Pape du grémial blanc, bordé de dentelle, et orné d'une croix d'or au milieu. Sa Sainteté commence alors la distribution des cierges : les Cardinaux vont recevoir les leurs des mains du Pape; le Cardinal-Doyen est le premier à le recevoir; il baise le cierge, la main et le genou droit de Sa Sainteté; les Chantres entonnent et continuent l'antienne Lumen ad revelationem gentium. Les Patriarches, les Évoques assistants et tous les dignitaires ecclésiastiques et civils de la cour romaine que nous avons fait connaître, vont recevoir également le cierge bénit des mains du Pontife, devant lequel ils se mettent à genoux, et baisent le cierge et le pied du Pape; le Prètre-Assistant, le Diacre et le Sous-Diacre d'ofBce, sont les derniers à le recevoir. Les ambassadeurs, les étrangers de distinction, les ecclésiastiques, les religieux , les militaires , les laïques qui ont été désignés par le prélat Majordome , sont admis à recevoir également la bougie bénite des mains du Pape.

Cependant le Capitaine-Commandant, les Officiers et les Gardes-Nobles, se rangent en bataille devant l'autel; à droite et à gauche prennent place les Curseurs pontificaux et les Massiers. La distribution des cierges finie, le souverain Pontife se lave les mains : l'eau est versée par le Prince assistant au trône , en suivant le cérémonial déjà décrit. Le Pape récite ensuite l'oraison Exaudij quœsumus. Si la cérémonie est célébrée dans le temps de la Septuagésime , le premier Diacre assistant chante le Flectamus genua^ et le second répond : Levate. Le Pape bénit l'encens; le dernier Auditeur de rote, en tunique violette, prend la croix papale, et le premier Diacre assistant, tourné vers le peuple, prononce ces paroles : Procedamus in pace^ auxquelles le peuple répond : In nomine Christi. Amen. La procession se forme, et se

( 222 ) met en marche. Tous ceux qui la composent portent leur cierge allumé. Les Chantres entonnent l'antienne Adarna thalamum tuum. Voici Fordre du cort^e :

Un Mattre des cérémonies avec les Procureurs des collèges;

Le Prédicateur apostolique et le C!on(esseur de la FcmUk pontificale;

Les Procureurs-Généraux d'ordres religieux ^ les Bussdanii;

Les Adjudants de chambre , les Ghapelams du commun ;

Les Clercs secrets , les Chapelains d'honneur et secrets ;

Les Avocats consistoriaux^ les Camériers d'honneur;

Les Camériers secrets surnuméraires^ les Camériers secrets participants;

Les Chapelains-Chantres de la chapelle ;

Les Abréviateurs du Parc-Majeur, les Votants de signature; les Clercs de la chambre ;

Les Auditeurs de rote et le Mattre du Sacré-Palais ;

Deux Chapelains secrets, portant, l'un la mitre lamée d'or, et l'autre la mitre précieuse du Pape ; le Maître du Sacré- Hospice;

Un Votant de signature , portant Fencensoir et la navette ;

L'Auditeur de rote, Sous-Diacre apostolique, portant la croix papale, accompagné des deux Votants de, signature, Acolytes apostoliques, et suivis des Mattres-Portiers , Custodes de la croix;

Les Pénitenciers de Saint-Pierre ;

Les Abbés mitres et le Commandeur du Saint-Esprit , portant leur mitre, comme les dignitaires qui suivent;

Les Ëvèques non assistants au trdne, et les Prélats orientaux;

Les Archevêques et Évêques assistants au trône, et les Patriarches;

Les Cardinaux-Diacres , Prêtres et Évêques ;

Le Sénateur et les Conservateurs de Rome, le Prieur des Chefs de quartier;

Le Gouverneur de Rome, ayant à sa droite le Prince assistant au trône.

Les deux Cardinaux-Diacres assistants , ne portant point de cierge ^ précèdent la sedia.

Les Camériers secrets séculiers de cape et d'épée, en habit de ville ; les deux premiers Maîtres des cérémonies , FEcuyer et le Fourrier majeur; ce dernier réglant la marche des douze Palefreniers qui portent la sediUj surveillés par leur Doyen et le Sous- Fourrier; les Capitaines y Officiers et Exempt des Gardes-Nobles ; les Capitaines et les Officiers des Suisses , dont quelques-uns , portant leur longue épée^ rappellent les cantons catholiques ^ précèdent et entourent la sedia.

Les prélats Référendaires de signature, en rochet et mantelle(ta, privilège dont ils jouissent ce jour-là , tiennent les huit bâtons du dais qui recouvre le Pape , porté sur la sedia^ tenant son cierge de la main gauche^ ornée du paremain brodé, et bénissant le peuple de la droite.

Le Doyen de la rote, assisté de deux Camériers secrets ; TArchiàtre , le premier Adjudant de chambre , en cape rouge , et un Balayeur secret (Scopatore)^ ne portant point de cierge à la main, comme pouvant être appelés au service du Pontife, marchent derrière la sedia; ils sont eux-mêmes suivis par l'Auditeur de la chambre, le Trésorier et le Majordome, les Protonotaires apostoliques participants et honoraires, les Généraux d'ordres religieux, qui portent leur cierge allumé, et quelquefois parles étrangers de distinction qui ont en Fhonneur de recevoir le leur des mains du Pape.

La procession parcourt l'immense basilique, et rentre au presbytère par le côté de l'évangile. Le souverain Pontife descend de la êedi(L Arrivé à l'autel de la Confession , il commence l'introït avecle Cardinal-Célébrant, et se rend ensuite à son trône. A l'évangile et à l'élévation, on allume les ciei^es, symbole de notre fol II n'y a point de sermon ce jourJà en Chapelle, pour ne pas prolonger la cérémonie. A l'offertoire , on chante le motet de Palestrina , Responsum aecepit Simeon. La cérémonie se termine d'après le rit ordinaire ; mais immédiatement après Yltej missa

( 224 ) estj le Pape entonne le Te Deum^ d'après une disposition de Clément XI ^ qui attribua à la protection de la sainte Vierge la conservation de la ville de Rome pendant le tremblement de terre du 2 Février 1703. Il ordonna le jeûne, qui s'observe encore la veille de la fête , et voulut que dans la Chapelle papale du lendemain , le Pontife entonnât Thymne de la reconnaissance pour le bienfait reçu. La Chapelle papale de la Purification est terminée par la bénédiction solennelle, donnée par le Pape à toute l'assistance. Le souverain Pontife , porté sur la sedia, accompagné du cortège ordinaire , revient à la chapelle de la Pitié , et de là au Vatican.

Le Pape reçoit ce jour-là dans la salle du consistoire, assis sur son trône et entouré des Prélats de sa maison , l'offrande des cierges des églises patriarcales, basiliques, collégiales, des ordres religieux , des églises nationales, des confréries , collèges et séminaires. Ces divers corps sont représentés par des députations qui sont successivement introduites par les Maîtres des cérémonies, et sont admises à présenter leurs offrandes et à baiser les pieds du Pape. Ces cierges sont, pour la plupart, d'un poids considérable, ornés de dessins aux armes de Sa Sainteté et à cdles des diverses corporations qui les offrent; ils sont, de plus, garnis de houppes de soie blanche tissée d'or. Le Pape donne aux couvents pauvres et aux autres établissements de bienfaisance une grande partie de ces cierges. Le chapitre de Lorette offre aussi au souve^ rain Pontife un beau cierge élégamment orné, par l'intermédiaire du Secrétaire de la congrégation de la Sainte-Maison de Lorette.

Quand le Pape ne peut assister à la Chapelle de la Purification, ou pendant la vacance du siège , c'est un Cardinal-Évèque qui chante la messe et bénit les cierges ; il reçoit le sien des mains du CardiiSM-Ëvèque le plus digne. Les autres membres du Saoré- Collége viennent successivement recevoir les leurs des mains du Célébrant; ils le baisent, et s'inclinent; ils ôtent leur mitre avant de le prendre. Les autres dignitaires de la Chapelle s'agenouillent en le recevant, et baisent l'anneau cardinalice.

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