‹ Histoire des chapelles papalesChapitre 40 sur 60 · DES ANNEAUX DU PAPE · texte numérisé non relu

DES ANNEAUX DU PAPE

Note 12 , page 103.

L'annean pontifical {annello pontificale) al celui qne porte le Pape dans les grandes solennités religieuses. Quand il se revêt de ses habits sacra, cet anneau est déposé sur l'autel, et le prélat Sacristain, le mettant dans un bassin de vermeil, le présente à un Votant de signature, qui, à genoux sur le petit trône, l'offre au Gardinal-Doyen , qui doit le mettre an d<iigt do Pape. L'anneau de cérémonie dont le Pape régnant se sert, consiste en un seul et précieux diamant, de forme oblongue, d'une très-belle eau , à facettes, de la valeur de 6000 écus ( 32,400 fr. ) , enchâssé dans un cercle d'or , autour duquel oo lit, d'un côté, Pius VU, et de l'autre côté. Pont, maœ^ on le doit à ce Pontife. L'usage de l'anneau pontifical remonte à des temps très- reculés : saint Etienne !.«', élu pape en 257 , se servait d'un anneau particulier , dans l'exercice de ses fonctions sacrées ; Grimaldi nous apprend que lorsqu'on découvrit le cadavre de Boniface Vlll, on trouva an doigt de ce Pape un magnifique anneau orné d'un saphir d'une grande valeur. Outre l'anneau de cérémonie, le Pape en porte constamment un à son doigt, moins précieux que le premier. Cest en général un simple anneau d'or, avec un camée de pierre précieuse. Pie VII portait communément à son doigt un camée représentant la sainte Vierge; Léon XII un aoneao d'or avec une simple aigue-marine, on un autre avec un camé» représentant l'ef&gie du Sauveur, entouré de brillants; Pie VIII portait une émcraude ou un saphir , également entourés de brillants ; enfin , l'an* neau que porte habituellement Gr^oire XVI> consiste en une simple alguemarine.

L'anneaa des Cardinaux est une bague d'or ornée d'an saphir; andessous de la ligature est figuré, en émail , l'écusson du Pape qui a conféré la dignité. Cet anneau est remis par le Pontife, lorsqu'il assigne à Télu le titre de son ^lise, et Toffrande que fait le Cardinal est destinée an collée de la Propagande.

Il ne peut être question ici de Tanneau du Pêéheur, ainsi appelé parce qu'il représente 5amf Pierre dans sa barque, retirant ses filets de la mer, qui sert à sceller les brefs emaoâ de la Secrétairerie apostolique, et commençant tous par ces mots : (Gregorius papa XFI,) salutem et apos^ tolicam henedictionem , formule qui remonte à Jean Y, élu en 685» Les écrivains italiens croient que cette salutation efface les péchés véniels de celui à qui elle est adressée. Toutes les grâces et les faveurs particulières accordées par le saint Siège en forme de bref, sont données , comme on le sait, sous l'anneau du Pêcheur: Datum Romœ^ apud S. Petrum , si le Pape habite le Vatican , contigu à la basilique de Saint-Pierre, ou apud Sanctam^Mariam^MaJorem , s'il habite le Quirinal , compris dans la circonscription de Sainte-Marie- Majeure. Cet annea u, outre l'emblème dont nous parlons, gravé sur une forte lame d'or, de forme ovale, porte le nom du Pontife régnant, et derrière on lit le nom du Majordome, du Joaillier du palais apostolique et du Grayenr : tel est l'anneau du Pêcheur de Grégoire XVI; il pèse une once et demie d'or.

Les bulles ne sont point scellées avsc l'anneau du Pêcheur ; elles sont expédiées par la Chancellerie apostolique , sous le sceau de plomb , repré* sentant, d'un côté, saint Pierre et saint Paul, et de l'autre côté, le nom du Pontife régnant. Quelques écrivains font remonter ce sceau au Pape saint Sylvestre. Les bulles commencent par ces mots : ( Gregorius ) Epis^ copus , servus servorum Dei ; formule usitée dans l'église depuis saint Grégoire-le-Grand , qui l'employa le premier en 590. Elles finissent par ces mots : Datum sub plumho, an no incarnationis Domini».,, On met le chiffre de l'année en lettres romaines, et non en chiffres arabes, comme on le fait dans les brefs. Il est encore d'autres différences entre les bulles et les brefs, prises de leurs formes et de la nature de leur contenu^ qui ne sauraient trouver leur place ici. ( Voy. la Const. Gravissimum , dt Benoît XIV.)

DU MÉLANGE DE l'eAU ET DU VIN A LA MESSE. Note 13, page 104.

Les anciennes liturgies s'accordent sur le mélange du vin et de Peau dans le sacrifice de la messe , et contiennent les prières pour leur oblation , l'inyocatiou au Saint-Esprit, et pour les morts. Les Grecs mettent deux fois de l'eau dans le calice , de la froide d'abord y et de la chaude après la consécration.

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DE l'élévation de l'hOSTIE ET DU GALICE.

Note 14, page 105.

L'élévation da SaiDt-Sâcremeot a été en usage dans les premiers temps de l'Église grecqae, comme le prouvent les liturgies de saint Jacques, de saint Basile et de saint Jean Chrysostôme, (Voy. Bona, Rerum. liturg,, n, 13«) La liturgie de saint Germain, patriarche de Constantinople, nous apprend que l'élévation avait lieu dans tontes les ^lises d'Orient; qu'elle repr&entait Jésus-Christ crucifié, et ressuscité d'entre les morts. Les Prêtres ^recs sont dans l'usage, à l'élévation, de faire le signe de la croix trois fois avec les espèces sacramentelles .

On retrouve quelque chose de ce rit dans le mode d'ostension du corps et du sang à la messe pontificale. La disposition de l'autel Papal, à Saint-Pierre comme à Sainte-Marie-Majeure et à Saint-Oean-de-Latran , favorise cette ostension : le Célébrant a la figure tournée vers les assistants; un coté de l'autel regarde l'absyde de l'église, et l'autre la grande porte d'entrée. Il n'y a point de tabernable sur ces autels, et rien ne s'oppose à ce que les fidèles voient de loin l'hostie sacrée et le calice.

DE l'astérisque OU ÉTOILE, USITÉE A LA MESSE PONTIFICALE.

Note 15, page 107.

Cette coutume est mentionnée dans VOrdo de la messe pontificale du pape Urbain ViU. L'étoile est d'un ancien usage dans l'Église grecque; elle est désignée par saint Grégoire comme destinée à préserver l'hostie d'être touchée par les voiles, et à prévenir encore tout accident.

Le cardinal Bona, aussi bien que Goar, dit que cette étoile est un emblème de celle qui appela les Mages au berceau du Christ. Celle dont on se sert à la messe pontificale est en or; elle a douze rayons, sur lesquels sont inscrits les noms des douze Apôtres.

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