DES TROUPES PONTIFICALES
Note 18, page 1 14.
n n'est pas sans intérêt , même dans an oavrage de liturgie ecclésiastique, de donner, en quelques lignes , an court aperçu des forces militaires an service du saint Sïége* L'élite de ces troupes contribue d'ailleurs à la pompe des cérémonies religieuses, et entoure le vicaire de Jésus-Christ dans les splendeurs du culte catholique.
L'armée pontificale se compose de troupes nationales et de troupes suisses : les premières se composent, pour l'infanterie, de bataillons de Vétérans, de Grenadiers, de Fusiliers et de Chasseurs; et pour la cavalerie, de Dragons^ de Chasseurs, de Carabiniers, de Gendarmes, et de plus de huit compagnies d'artillerie. Outre ces troupes nationales, il y a encore an service du Pape deux régiments, toujours au complet, de troupes suisses, recrutées exclu*» sivement dans les cantons catholiques; plus, une Garde-Suisse (in&nterie), qui a conservé le chapeau à la Henri lY et le costume pittoresque du seizième siècle, dont les soldats montent la garde dans les palais apostoliques et aux portes extérieures, la hallebarde à la main.
Le total de ces diverses troupes, en activité de service, y omipris les Gardes des finances, espèce de troupe de police, s'élève à 18,000 hommes environ. Dans cette énumération ne sont pas compris les Gardes-Nobles, qu'on peut comparer à nos anciens gardes-du-corps du roi ; ils montent la garde dans l'intérieur des appartements du Pape, et seulement à la dernière antichambre; dans les cérémonies religieuses, ils occupent les places les plus rapprochées du souverain Pontife; ils portent l'habit rouge , galonné en or, avec l'aiguillette, bottes à T^ujère, chapeau français à plume blanche : tel est le grand uniforme; le petit consiste en un habit marron, parements bleu clair, à galon d'argent. Ces Gardes-NoUes se recrutent dans les familles les plus honoraires de Rome.
Le tenue de toutes ces troupes ne laisse rien à désirer pour le choix des hommes et la beauté des uniformes. La cavalerie est en général montée sur de très-beaux chevaux noirs à tous crins,* dont le défaut serait peut-être ua excès de force et de santé.
On compte encore à Rome deux bataillons de Garde civique, espèce de garde nationale, qui ne sont jamais au complet. Les hommes qui les composent se rendent, en partie seulement, aux Chapelles papales solennelles tenues à Saint-Pierre , c'est-à-dire, celles où le Pape officie en personne ; ils occupent, sous les armes, avec les bataillons d'élite d'infanterie, le milieu de la nef de la basilique.